Ils pensaient rejoindre l’Italie. Ils se sont retrouvés bloqués à bord d’un navire commercial en Turquie.
Trois jeunes Tunisiens âgés de 17 à 18 ans devraient être rapatriés dans les prochains jours, après une tentative de migration irrégulière depuis le port de Gabès. L’annonce a été faite samedi 21 février 2026 par le député et président de la Commission des affaires étrangères au Parlement, Riadh Jaidane.
Selon les éléments communiqués, les adolescents se seraient introduits clandestinement à bord d’un navire qu’ils croyaient en partance pour les côtes italiennes. Mais le bâtiment a accosté en Turquie, où les autorités ont refusé leur débarquement. Commence alors une situation juridiquement complexe : des mineurs et de très jeunes adultes retenus à bord, sans autorisation de mise à terre, dans un entre-deux administratif.
D’après le député, les autorités tunisiennes — notamment le ministère des Affaires étrangères, l’ambassade à Ankara, le consulat général à Istanbul ainsi que les services du ministère de l’Intérieur — auraient été mobilisées dès les premières heures. Après plusieurs jours de tractations diplomatiques, la mission tunisienne en Turquie aurait obtenu l’autorisation pour les trois jeunes de quitter le navire et d’être rapatriés « dans les plus brefs délais ».
Une version que Riadh Jaidane a tenu à souligner, évoquant une mobilisation « depuis le premier jour », en réponse aux critiques et rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux.
Mais l’issue reste partielle et marquée par l’angoisse : un quatrième adolescent demeure porté disparu. Selon le récit de ses compagnons, il se serait jeté à la mer. Les recherches se poursuivent, sans qu’aucune précision supplémentaire n’ait été communiquée à ce stade.
Au-delà du dénouement diplomatique, cet épisode rappelle surtout la détermination — et le désespoir — qui poussent des adolescents à risquer leur vie en se glissant clandestinement à bord d’un cargo, convaincus que l’Europe est à portée de pont.
Dans son message, le député a appelé les familles à faire preuve d’une vigilance accrue et a exhorté la justice à ouvrir des enquêtes contre les réseaux de trafic d’êtres humains. Reste que, derrière les communiqués et les mises au point, une question persiste : comment des jeunes de 17 ans en viennent-ils à considérer une cale de navire comme un horizon acceptable ?

N.J











Commentaire
gogo
une génération de fainéants, incultes, des bons à rien , qui croient qu’en Europe on va les acquérir à bras ouvert ,qui ne veulent pas se salir les mains. Dans mon village on ne trouve pas de mains d’œuvre pour terminer la récolte des olives… Pourtant les cafés ne désemplissent pas des gueux attablés toute ajournée à rien foutre.
Arrêtons de leur trouver des excuses et leur conseiller d se retrousser les manches et bosser.