En 2025, la Tunisie a continué de creuser son déficit commercial global, mais le secteur alimentaire a réussi à limiter les dégâts. Alors que la balance commerciale totale affiche un déficit record de 21,8 milliards de dinars, l’excédent commercial alimentaire, bien que en recul à 1,28 milliard de dinars, a permis de réduire ce déficit de près de 6%, selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).
Un excédent alimentaire en recul
L’excédent commercial alimentaire a diminué de 8,85% par rapport à 2024, passant de 1,4 milliard de dinars à 1,28 milliard de dinars. Le taux de couverture est resté quasiment stable, de 119,9% à 119,8% sur la même période.
Exportations et importations : des évolutions contrastées
Les exportations alimentaires ont enregistré une baisse de 8,5%, tandis que les importations ont diminué de 8,4%. Ce recul est principalement dû à la diminution des exportations d’huile d’olive (-16,2%) et de dattes (-2,4%), malgré la forte baisse des importations de céréales (-25,5%) et de sucre (-54%).
Évolution des prix à l’exportation
- Huile d’olive : -47,7% à 12,81 dinars/kg
- Produits de la pêche : +8,2%
- Dattes : +1,4%
- Tomates : +4,1%
- Agrumes : +19,3%
Évolution des prix à l’importation
- Blé dur : -12,3%
- Blé tendre : -3,1%
- Orge : +7,8%
- Maïs : +5,5%
- Sucre : -20%
- Huiles végétales : +14,6%
- Lait et dérivés : +6,6%
Un déficit global historique
L’Institut national de la statistique (INS) relève que le déficit de la balance commerciale globale a augmenté de 15,17% par rapport à 2024 et de 27,71% par rapport à 2023, établissant un nouveau record dépassant celui de 2019, établissant un nouveau record dépassant celui réalisé en 2019. Il a atteint -21,8 milliards de dinars à fin 2025, contre -18,93 milliards de dinars en 2024 et -17,07 milliards de dinars en 2023.
Les importations alimentaires ont représenté 7,6% des importations totales, tandis que les exportations alimentaires ont constitué 12,2% des exportations globales. L’Onagri précise que l’excédent de la balance commerciale alimentaire a contribué à réduire le déficit global de 5,9%.
I.N.










