Alors que plusieurs pays envisagent d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de quinze ans, Meta choisit une autre voie : réguler plutôt que restreindre. Le groupe, propriétaire de Meta, qui détient notamment Instagram et Facebook, a annoncé le déploiement imminent d’un nouvel outil destiné à renforcer la protection des adolescents.
À partir de la semaine prochaine, au Canada, aux États-Unis, en Australie et au Royaume-Uni, les parents ayant activé le contrôle parental recevront une notification si leur enfant effectue, sur une courte période, des recherches répétées comportant des termes liés au suicide ou à l’automutilation. L’entreprise précise que la fonctionnalité sera progressivement étendue à d’autres régions d’ici la fin de l’année.
Une « alerte concernant la sécurité de votre adolescent »
Concrètement, lorsqu’un jeune multiplie les requêtes associées à ces thématiques sensibles, ses parents recevront un message intitulé : « Alerte concernant la sécurité de votre adolescent ». La notification pourra être transmise via l’application, mais aussi par e-mail, SMS ou encore via WhatsApp, également propriété de Meta.
L’alerte détaillera le comportement de recherche observé et proposera des ressources élaborées avec des experts afin d’aider les parents à engager un dialogue avec leur enfant. L’objectif affiché est clair : détecter des signaux de mal-être avant qu’ils ne s’aggravent, et encourager une intervention précoce au sein du cercle familial.
Cette nouvelle mesure s’inscrit dans un contexte de pression croissante sur les plateformes numériques, régulièrement accusées d’exposer les plus jeunes à des contenus nocifs. Face à la tentation d’une interdiction pure et simple pour les moins de quinze ans dans certains pays, Meta semble ainsi privilégier une approche fondée sur l’accompagnement et la responsabilisation des familles.
Reste à savoir si cet outil suffira à rassurer les autorités et les associations de protection de l’enfance, qui réclament depuis des années un encadrement plus strict des usages numériques chez les adolescents.
R.B.H










