Jeudi 26 février 2026, la Tunisie a appris avec stupeur le décès du magistrat administratif Slim Medini, ancien chef de cabinet du ministre de la Justice. Une disparition brutale qui a profondément ému la famille judiciaire et l’opinion publique, dans un contexte marqué par une recrudescence préoccupante des accidents de la route.
Selon les informations disponibles, le défunt a été percuté par un chauffeur de taxi collectif sur la route X20, en début de soirée. L’accident, particulièrement violent, a rapidement suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont exprimé leur indignation face à la multiplication des comportements dangereux au volant.

Un hommage solennel du Tribunal administratif
Dans un communiqué empreint d’émotion, le Tribunal administratif a rendu hommage au magistrat disparu.
L’institution indique avoir appris « avec une profonde tristesse et une grande affliction » le décès du juge Slim Medini, délégué de l’État auprès du Tribunal administratif. Elle précise que les funérailles auront lieu samedi 28 février au cimetière de Zahret Medien, dans la délégation d’Amdoun (gouvernorat de Béja).
Le premier président, ainsi que l’ensemble des magistrats, cadres, agents et employés du Tribunal administratif, ont adressé leurs sincères condoléances à la famille du défunt, priant pour qu’il repose en paix et que ses proches trouvent réconfort et patience dans cette épreuve.
Des hommages unanimes
Au-delà de l’hommage institutionnel, de nombreuses personnalités et anonymes ont exprimé leur tristesse.
Plusieurs témoignages saluent « un juge éminent et une personnalité exceptionnelle que nous perdons aujourd’hui », « un ami distingué et noble », ou encore « l’une des plus belles personnes que j’ai connues, tant par son éthique que par sa compétence ».
Un autre message le décrit comme « un homme droit et de droit, un soldat de la Tunisie, irremplaçable, pas seulement pour sa famille ».
Ces mots traduisent l’image d’un magistrat intègre, rigoureux et profondément attaché aux valeurs de l’État de droit. Son parcours, marqué notamment par ses fonctions d’ancien chef de cabinet au ministère de la Justice, témoigne d’un engagement constant au service des institutions.
Un drame dans un contexte alarmant
Ce décès intervient dans un climat de tension croissante autour de la sécurité routière en Tunisie. Depuis le début du mois de Ramadan, les comportements à risque sur les routes font l’objet de nombreuses dénonciations : excès de vitesse, dépassements dangereux, non-respect du code de la route et imprudences répétées.
Selon les chiffres officiels, plus de trente accidents de la route ont été enregistrés en une semaine depuis le début du mois saint, faisant une dizaine de morts. Un bilan jugé alarmant par plusieurs observateurs.
L’accident survenu sur la X20, qui a coûté la vie à Slim Medini, a ravivé la colère d’une partie de l’opinion publique, qui réclame un renforcement des contrôles et une application plus stricte des sanctions, particulièrement concernant les taxis collectifs.
Appel à une réforme systémique
Dans ce contexte, Anis Ben Hassoun a dressé un constat sans détour de la situation préoccupante des routes tunisiennes. Il a mis en lumière les failles structurelles, les comportements à risque et l’insuffisance des mesures préventives, appelant à une réforme systémique.
Son intervention souligne la nécessité d’une approche globale : amélioration des infrastructures, renforcement des contrôles, sensibilisation accrue des conducteurs et application rigoureuse de la loi.
La disparition de Slim Medini, magistrat respecté et unanimement salué pour son intégrité, dépasse ainsi le cadre d’un fait divers. Elle relance le débat sur la responsabilité collective et l’urgence d’actions concrètes pour préserver des vies sur les routes tunisiennes.
Paix à son âme
I.N.











3 commentaires
el ouafi MANAI
Effectivement un très grand pourcentage des Tunisiens ne respecte pas le code de la route, c’est un malheur, une tragédie pour le pays, ce manque d’incivilité et de désordre généralisé par un phénomène très grave le respect des règles qui engendrent la loi, cette qui existe mais est inerte par le truchement extérieur récurent viscéralement incrusté dans nos gènes, cette sauvagerie indescriptible, lest urgent de revenir à la raison et se conduire en bon citoyen, pour le sauvetage du pays et de nos enfants pour un avenir meilleur.
EL OUAFI
Effectivement un trés grand pourcentage des Tunisiens ne respecte pas le code de la route,c’est un malheur, une tragedie pour le pays, ce manque d’icivilté et de désordre généralisé par un phenomène tres grave le respect des regles qui engendrent la loi,cette qui existe mais est inèrte paruntruchement exterieur recurent visciralement incrusté dans nos gènes,cette sauvagerie indescriptible,ilest urgent de revenir à la raison et se conduire en bon citoyen,pour le suvetage du pays et de nos enfants pour unavenir meilleur.
zaghouan2040
Cet accident est surmediatisé du fait du statut de la victime; mais ce sera une vague sans lendemain. Pour les raisons suivantes :
Les comportements pyshopathes sur route demontrent le degré d’aliénation collective de la population et en l’occurence son incapacité psychique à respecter les regles élémentaires de civilité, d’urbanité et de savoir-vivre ensemble. Les gens sont névrosés face au oids de la dictature et de l’absence de l’Etat de Droit
Aucune mesure répressive n’aura d’effet
D’autre part une très grande partie des conducteurs de taxi collectifs ont des liens étroits avec la police, quant ce ne sont pas des policiers eux mêmes qui conduisent.
Donc, comme d’habitude, faut pas déconner des qu’on est né.