Cela fait presque deux semaines qu’Olfa Hamdi a été arrêtée à son arrivée à l’aéroport Tunis-Carthage. Les réactions se sont d’abord enflammées autour de ce personnage haut en couleurs. Puis, plus rien. Plus un mot. Personne ne parle plus de celle qui s’était autoproclamée « autorité constitutionnelle d’interrègne » et qui, pourtant, a tout fait pour faire parler d’elle.
Le 15 février 2026, Olfa Hamdi est arrêtée à son arrivée à Tunis. Douze jours plus tard, aucune communication officielle détaillée n’a été rendue publique. Aucun chef d’accusation n’a été clairement exposé. Aucun communiqué de personnalités ou de partis politiques tunisiens. Pas même de La Troisième République, le parti dont elle était présidente.
Dans un pays où la moindre interpellation politique déclenche habituellement déclarations et contre-déclarations, ce silence prolongé constitue en lui-même un fait politique et est devenu l’élément central de l’affaire.
Dans les affaires politiques récentes, des comités de soutien ont organisé des conférences de presse, des avocats ont détaillé les dossiers, des familles ont dénoncé publiquement les poursuites et des organisations nationales ont appelé à leur arrêt. Ici, rien d’équivalent.










