La deuxième tranche des bus chinois récemment acquis par le ministère du Transport devrait arriver en Tunisie vendredi 27 février 2026.
Ce second lot comprend 158 véhicules destinés à renforcer le parc de transport local : 110 bus seront affectés aux entreprises de transport urbain, tandis que 48 unités, de type « confort », seront dédiées au transport interurbain.
En décembre 2025, le ministère du Transport a annoncé, l’acquisition de 461 nouveaux bus auprès de la République populaire de Chine.
La plus grande partie de cette flotte sera affectée aux sociétés régionales de transport, ainsi qu’à la Société nationale de transport interurbain (Sntri), dans l’objectif d’améliorer la mobilité des citoyens à l’échelle nationale.
Le parc de transport public souffre, rappelons-le, d’un vieillissement avancé et est caractérisé par un taux élevé de bus hors service, des coûts de maintenance en constante augmentation et une dégradation notable de la qualité des prestations. Ces contraintes ont eu pour effet de perturber la régularité des dessertes et d’accentuer les difficultés de mobilité.
N.J











3 commentaires
HatemC
La Tunisie Manque De Visionnaire
Ce que la Tunisie aurait pu négocier
Un achat intelligent aurait inclus :
1. Un stock stratégique de pièces
Minimum 5 à 10 ans de maintenance.
2. Un atelier d’assemblage local
Même en CKD (kits à monter localement).
3. Formation technique
Transfert de savoir-faire aux techniciens tunisiens.
4. Fabrication locale de pièces simples
– filtres
– éléments de carrosserie
– faisceaux
– sièges
– vitrages
Ce sont des emplois industriels immédiats.
Le vrai enjeu : transport = industrie, pas seulement mobilité
Le transport public peut devenir :
– un secteur industriel
– un générateur d’emplois techniques
– un vecteur de transfert technologique
Sinon, il reste un puits budgétaire … HC
HatemC
Assemblage local + joint-venture
C’est effectivement le modèle qui fonctionne dans les pays qui ont réussi :
Maroc
– usines d’assemblage (automobile, bus)
– intégration progressive de pièces locales
– création d’un écosystème de sous-traitants
– transfert de compétences
Turquie
– production locale de bus (Otokar, BMC)
– maintenance internalisée
– export régional
Résultat :
– disponibilité des pièces
– emplois industriels
– montée en compétence technique
…………..HC
HatemC
Gouvernement sans aucune stratégie tout est décidé dans l’urgence … des ronds de cuirs inutiles …
L’importation des bus « prêts à rouler » permet :
– de remettre rapidement des véhicules en circulation
– d’éviter l’effondrement du transport urbain
– de réduire la pression sociale
Donc à court terme, c’est une décision de gestion de crise, pas une politique industrielle.
Sans production locale, on remplace une dépendance par une autre …. HC