La tuberculose continue de représenter un enjeu de santé publique en Tunisie. D’après des chiffres communiqués vendredi 27 février 2026 sur la Radio nationale, environ 3.500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année à l’échelle nationale.
Le doyen des vétérinaires, Ahmed Rejeb, a attiré l’attention sur la part non négligeable des contaminations liées à l’alimentation. Selon lui, près de 1.400 infections annuelles seraient associées à la consommation de lait non pasteurisé et de ses dérivés. Il précise que, dans la majorité des cas concernés, la transmission se fait de l’animal à l’homme, principalement à partir des bovins.
Du côté des autorités sanitaires, le responsable du programme national de lutte contre la tuberculose et le paludisme à la Direction des soins de santé de base, Abderaouf Mansouri, a indiqué que la maladie demeure présente sous ses différentes formes, notamment pulmonaire et ganglionnaire. Il souligne que les services de santé misent sur l’intensification du dépistage et sur un diagnostic plus précoce afin d’endiguer la propagation.
Les responsables appellent à éviter les produits laitiers issus de circuits non contrôlés, considérés comme un facteur de risque avéré. La vaccination, rappellent-ils, permet de protéger les enfants contre les formes sévères de la maladie, mais ne supprime pas totalement la possibilité d’infection.
Sur le plan clinique, une toux persistante dépassant deux semaines doit alerter, en particulier lorsqu’elle s’accompagne de crachats sanguinolents, d’un amaigrissement, d’une perte d’appétit ou de sueurs abondantes. Les spécialistes insistent sur la nécessité d’une consultation rapide en cas de symptômes évocateurs.
M.B.Z










