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Migrants, souveraineté et soupçons : Fatma Mseddi s’oppose à la présence d’une association à l’ARP

Par Raouf Ben Hédi

La députée Fatma Mseddi a exprimé, dimanche 1er mars 2026, son refus catégorique d’accueillir l’Association tunisienne Ouladna au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), estimant qu’une telle initiative constituerait un « message politique et moral » engageant l’institution parlementaire.

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, l’élue a affirmé que « l’accueil d’une association au Parlement n’est pas une procédure formelle, mais un signal politique », ajoutant qu’il est du devoir des députés de « vérifier les antécédents de chaque partie avant de lui accorder la légitimité d’être entendue sous la coupole du Parlement ».

Des interrogations sur les partenariats et financements

La députée a notamment évoqué les participations antérieures de l’Association Ouladna à des programmes liés aux questions migratoires et aux réfugiés, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et d’autres « parties étrangères ».

Elle a posé plusieurs questions publiques :
– Les positions et orientations de l’association sont-elles conformes aux « constantes nationales » en matière de gestion du dossier migratoire ?
– L’ensemble des financements et partenariats a-t-il été déclaré conformément à la loi ?
– Sa présence au Parlement refléterait-elle un équilibre dans l’écoute des différentes approches, ou un biais en faveur d’une seule vision ?

Tout en affirmant être favorable à l’implication de la société civile, Fatma Mseddi a insisté sur la « transparence totale » et sur la nécessité de privilégier les acteurs dont les approches « s’alignent avec l’intérêt national supérieur ». Elle a conclu sa déclaration en réaffirmant que « la souveraineté nationale est au-dessus de toute considération ».

Un positionnement constant sur les questions migratoires

Cette prise de position s’inscrit dans la continuité du discours tenu par la députée depuis plusieurs mois. Fatma Mseddi s’est en effet illustrée à plusieurs reprises par des déclarations virulentes contre les associations intervenant dans le domaine migratoire et humanitaire.

En première ligne des discours dénonçant ce qu’elle considère comme des tentatives d’« ingérence » ou de « modification démographique », elle a suscité plusieurs polémiques en raison de propos xénophobes et discriminatoires à l’encontre des migrants subsahariens.

Une participation liée à la Journée internationale des réfugiés

Selon les éléments disponibles, l’Association tunisienne Ouladna avait participé à des événements organisés à l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, dans le cadre de partenariats institutionnels et associatifs.

À ce stade, aucune irrégularité n’a été officiellement constatée concernant ses activités ou ses financements.

La controverse relance ainsi le débat sur la place de la société civile au sein des institutions, et sur la ligne de fracture persistante autour du dossier migratoire en Tunisie.

R.B.H

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2 commentaires

  1. Citoyen_H

    Répondre
    1 mars 2026 | 21h49

    BRAVO Mme MSEDDI,

    Vous faites partie des rares privilégiés qui ne se firent pas encrasser leur calotte crânienne par l’esprit corrompu post-2011.
    Depuis cette maudite année, une bonne majorité des Tunisiens sont devenus des bagla-liha à part entière.
    Ce sont eux qui lestent la NATION, l’empêchant d’aller de l’avant, avec leurs ridicules revendications calquées sur les sociétés Atlantistes, engluées dans le déclin !!!

  2. zaghouan2040

    Répondre
    1 mars 2026 | 21h02

    Elle serait beaucoup plus utile en s’intéressant aux commanditaires véritables du trafic de migrants en Tunisie
    Elle s’apercevra alors qu’il y a là un ou problème crucial de souveraineté

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