Un nouveau choc secoue les marchés énergétiques mondiaux. Les tarifs mondiaux du transport maritime de pétrole et de gaz ont enregistré une hausse spectaculaire, atteignant des niveaux records au Moyen-Orient, selon des données de marché et des sources maritimes publiées mardi 3 mars 2026. L’information a été relayée le jour même par l’agence de presse Reuters.
Cette envolée intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, marqué par des attaques visant des navires transitant par le détroit d’Ormuz et par une escalade militaire dans la région.
Suspension du trafic dans le détroit d’Ormuz
Selon la dépêche, le transport maritime via le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, a été interrompu. Ce passage stratégique voit transiter environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde, ainsi que d’importantes quantités de gaz naturel liquéfié (GNL).
Cette paralysie est survenue après que des navires opérant dans la zone ont été pris pour cible, dans le cadre de la riposte iranienne à des frappes américaines et israéliennes. L’escalade militaire a ravivé les craintes d’un blocage prolongé de cette voie maritime essentielle au commerce énergétique mondial.
Les inquiétudes liées à une fermeture durable du détroit ont immédiatement affecté les marchés. Les prix du pétrole et du gaz naturel en Europe ont progressé, tandis que les contrats à terme sur le Brent ont bondi d’environ 10% cette semaine. Cette hausse s’explique également par la fermeture de plusieurs installations pétrolières et gazières au Moyen-Orient, conséquence directe du conflit en cours.
Des coûts de transport jamais atteints
Les données du London Stock Exchange Group montrent que le coût de référence pour l’affrètement de très grands pétroliers (VLCC), utilisés pour transporter deux millions de barils de brut du Moyen-Orient vers la Chine, a atteint lundi 2 mars 2026 un sommet historique de 423.736 dollars par jour.
Ce tarif a doublé par rapport à vendredi 27 février 2026, prolongeant une tendance haussière amorcée la semaine précédente, lorsque les prix avaient déjà atteint leur plus haut niveau depuis six ans. Cette flambée s’inscrit dans la foulée des frappes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
En réaction, l’Iran a mené des bombardements visant des pays du Golfe, contraignant ces derniers à fermer, à titre préventif, plusieurs installations pétrolières et gazières. Des médias iraniens ont par ailleurs cité un haut responsable des Gardiens de la révolution affirmant lundi 2 mars 2026 que le détroit d’Ormuz était fermé et que toute tentative de passage par un navire serait prise pour cible.
Le gaz naturel liquéfié également touché
Le marché du gaz naturel liquéfié n’a pas été épargné. Les tarifs journaliers d’affrètement des méthaniers ont bondi de plus de 40% lundi2 mars 2026, après l’annonce par le Qatar de l’arrêt de sa production.
Cette double flambée des coûts – tant pour le pétrole que pour le gaz – accentue les pressions sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales et renforce la volatilité des marchés. La situation reste étroitement surveillée par les acteurs du secteur, alors que l’évolution du conflit et la durée éventuelle de la fermeture du détroit d’Ormuz demeurent incertaines.
I.N.











Commentaire
Gg
C’est le prix à payer pour débarrasser le monde des armées terroristes entretenues par les ayatollahs depuis 30 ans, pour que le Liban retrouve un régime civil, pour éviter que les barbus n’accèdent à l’arme nucléaire, et pour que le peuple iranien puisse enfin reprendre la main sur son destin.
Ca vaut le coup de payer l’essence plus cher!