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Flambée historique de l’or : l’escalade militaire au Moyen-Orient propulse l’once au-dessus de 5.370 dollars

Par Myriam Ben Zineb

Les marchés financiers mondiaux ont été secoués, mardi 3 mars 2026, par une nouvelle envolée des prix de l’or, porté par une demande refuge massive dans un contexte d’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

L’once (31,1035 grammes) d’or au comptant (spot gold) a progressé de 1% pour atteindre 5.377,21 dollars, signant une cinquième séance consécutive de hausse. Lors de la séance précédente, le métal jaune avait déjà inscrit son plus haut niveau depuis plus de quatre semaines, dans le sillage des frappes menées durant le week-end contre l’Iran.

Les contrats à terme américains pour livraison en avril ont, de leur côté, gagné 1,5% pour s’établir à 5.391,90 dollars l’once, confirmant la solidité du mouvement haussier.

Une ruée vers les valeurs refuges

La flambée s’explique principalement par l’intensification des tensions géopolitiques dans la région du Golfe. Les investisseurs se sont massivement repositionnés sur les actifs jugés sûrs, dans un climat d’incertitude grandissante quant à la durée et à l’ampleur du conflit.

Selon des médias iraniens, un haut responsable des Gardiens de la révolution aurait annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, menaçant de viser tout navire tentant de franchir ce passage stratégique. Une telle mesure mettrait en péril près d’un cinquième des flux pétroliers mondiaux, faisant redouter une flambée durable des cours du brut.

Dans ce contexte, l’or capte l’essentiel de la demande refuge. « L’ampleur et la durée du conflit restent ouvertes, et ces incertitudes soutiennent fortement la demande pour le métal jaune », a estimé un analyste de marché cité par les agences internationales.

Dollar fort, mais or résilient

Paradoxalement, le dollar américain évoluait simultanément près d’un plus haut de plus de cinq semaines. Traditionnellement, l’appréciation du billet vert pèse sur les matières premières libellées en dollars, dont l’or.

Toutefois, en période de tensions extrêmes, la corrélation inverse entre le dollar et l’or tend à s’estomper. Les investisseurs privilégient simultanément les deux actifs considérés comme des refuges. La hausse de l’or aurait ainsi pu être plus marquée encore sans la fermeté du dollar.

Inflation et pétrole en toile de fond

La menace pesant sur le détroit d’Ormuz ravive également les craintes inflationnistes. Une envolée des prix du pétrole, conjuguée à une réduction des volumes maritimes, pourrait accentuer les pressions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

Dans ce scénario, l’or retrouve pleinement son rôle traditionnel de couverture contre l’inflation et les chocs géopolitiques majeurs.

Hausse généralisée des métaux précieux

Le mouvement haussier ne s’est pas limité à l’or. L’argent a progressé de 1,4% à 90,67 dollars l’once, tandis que le platine gagnait 0,6% à 2.316,50 dollars. Le palladium avançait de 1,6% à 1.795,08 dollars.

Ces évolutions traduisent un repositionnement plus large des investisseurs vers les actifs réels, dans un environnement marqué par la volatilité accrue des marchés actions et des transports mondiaux.

Un marché qui anticipe un conflit durable

Les déclarations du président américain Donald Trump, affirmant vouloir poursuivre l’offensive « aussi longtemps que nécessaire », ont renforcé la nervosité des marchés. Les frappes et les menaces de nouvelles attaques ont déjà provoqué des perturbations du transport aérien et du trafic maritime dans la région.

Au 3 mars 2026, les marchés semblent désormais intégrer l’hypothèse d’un conflit régional prolongé, avec des conséquences potentielles sur l’énergie, l’inflation et la croissance mondiale.

Dans ce climat, l’or consolide sa position de baromètre de la peur et d’indicateur avancé des tensions géopolitiques internationales.

M.B.Z

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Commentaire

  1. LOL

    Répondre
    3 mars 2026 | 16h05

    Cet article montre une micro‑vue de trois jours ; parler de “flambée historique” est excessif : l’or traîne autour des 5 k depuis des mois, avec une fourchette 4,2–5,6 k/once sur les 3 derniers mois. On est dans une volatilité haussière, pas dans un vrai nouveau break‑out. Même chose pour le pétrole : il monte depuis longtemps, ce n’est pas une réaction “nouvelle” à trois jours de guerre. Certes, ces derniers jours ont une influence, mais loin d’être ce que cet article décrit.

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