L’escalade militaire au Moyen-Orient franchit un nouveau seuil au Liban. Alors que la confrontation américano-israélienne avec l’Iran s’intensifie, le front libanais s’est embrasé.
L’armée israélienne a déclenché une offensive d’ampleur contre le territoire libanais, combinant frappes aériennes massives et opérations terrestres le long de la frontière sud.
Incursion terrestre et « zone tampon »
Mardi 3 mars 2026, l’armée israélienne a annoncé que ses troupes avaient entamé des opérations dans le sud du Liban.
Dans la foulée, le porte-parole de l’armée israélienne a déclaré à la télévision que le Commandement nord avait « avancé, pris le contrôle des hauteurs » et procédait à la création d’« une zone tampon » entre Israël et le Liban, affirmant agir afin d’éloigner « toute menace » des populations israéliennes.
L’armée israélienne a par ailleurs indiqué avoir intercepté deux drones ayant franchi la frontière depuis le Liban vers Israël.
Frappes sur Beyrouth et ordre d’évacuation massif
En parallèle, de violentes frappes aériennes ont visé ce que l’armée israélienne présente comme des « centres de commandement et dépôts d’armes » du Hezbollah à Beyrouth, notamment dans la banlieue sud de la capitale, bastion du mouvement chiite.
À l’aube, l’armée israélienne a diffusé des avertissements urgents appelant les habitants de 59 villages et localités du sud du Liban à évacuer immédiatement leurs domiciles et à s’en éloigner d’au moins un kilomètre, en prévision d’attaques imminentes. Elle affirme que les « activités du Hezbollah » la contraignent à agir « avec force », estimant que toute personne se trouvant à proximité des infrastructures ou des combattants du mouvement s’expose à un danger.
Selon l’Unité libanaise de gestion des catastrophes, les bombardements intenses sur la banlieue sud de Beyrouth et sur le sud du pays ont fait au moins 52 morts et 154 blessés.
Cette nouvelle phase du conflit fait craindre un élargissement incontrôlé de la guerre au Liban, déjà fragilisé par une crise économique et institutionnelle profonde, et place la région face au risque d’un embrasement généralisé.
R.B.H










