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Aram Belhadj redoute un nouveau choc pétrolier pour la Tunisie

Par Imen Nouira

La hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux alimente les inquiétudes quant à ses répercussions sur les économies importatrices d’énergie, dont la Tunisie. Dans ce contexte, l’économiste Aram Belhadj, docteur en sciences économiques et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage, a commenté cette évolution dans une analyse publiée dimanche 8 mars 2026 sur Facebook. Il y évoque un scénario préoccupant qui pourrait s’apparenter à un nouveau choc pétrolier, marqué par une forte envolée possible du prix du baril de Brent et susceptible d’affecter plusieurs équilibres économiques du pays.

La perspective d’un baril à 150 dollars

Dans son analyse, Aram Belhadj souligne que les prix mondiaux du pétrole connaissent une hausse très rapide, une dynamique qui rapproche, selon lui, les marchés d’un scénario redouté par de nombreux observateurs.

L’économiste indique que plusieurs rapports évoquent désormais la possibilité d’un baril de Brent atteignant 150 dollars dans les prochains jours, un niveau qui devient, selon lui, de plus en plus plausible dans le contexte actuel marqué par la poursuite des tensions au Moyen-Orient.

Cette évolution, explique-t-il, s’inscrit dans un environnement international caractérisé par de fortes incertitudes géopolitiques, susceptibles d’alimenter la volatilité des marchés énergétiques.

Plusieurs répercussions possibles pour l’économie tunisienne

Dans le cas de la Tunisie, Aram Belhadj estime que l’impact d’une telle hausse pourrait se manifester à travers plusieurs canaux économiques, qui pourraient agir simultanément.

Le premier concerne les finances publiques. Une augmentation des prix du pétrole sur les marchés internationaux entraînerait une hausse de la facture de la compensation énergétique, ce qui pourrait conduire à un alourdissement des dépenses publiques et, par conséquent, à un creusement du déficit budgétaire.

Le deuxième canal identifié par l’économiste porte sur les prix des carburants sur le marché local. Une hausse prolongée des cours du pétrole pourrait conduire à une augmentation des prix des carburants à la consommation, ce qui exercerait une pression supplémentaire sur l’inflation.

Enfin, Aram Belhadj évoque un troisième mécanisme lié à la facture énergétique extérieure du pays. Une hausse du prix du baril se traduirait par une augmentation de la valeur des importations d’énergie, ce qui risquerait d’accentuer le déficit énergétique et de contribuer à l’aggravation des déséquilibres liés à l’endettement.

Une économie vulnérable aux fluctuations des prix de l’énergie

L’analyse publiée par l’économiste s’inscrit dans un contexte où la Tunisie demeure fortement dépendante des importations d’hydrocarbures pour couvrir une part importante de ses besoins énergétiques.

Dans ce cadre, toute hausse significative et durable des prix du pétrole peut avoir des répercussions multiples sur l’économie nationale, notamment sur les finances publiques, les prix à la consommation, la balance commerciale et les équilibres macroéconomiques.

Les propos d’Aram Belhadj mettent ainsi en lumière les risques potentiels qu’un nouveau choc pétrolier pourrait représenter pour la Tunisie, dans un contexte international marqué par de fortes tensions et une volatilité accrue des marchés énergétiques.

I.N.

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