Le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, Brahim Nafzaoui, a commenté, lundi 9 mars 2026, la décision du ministère du Commerce d’instaurer un plafonnement des prix des volailles et des viandes blanches au niveau de la vente au détail. Cette mesure vise à contenir la hausse des prix pour les consommateurs, particulièrement dans un contexte de forte demande durant le mois de Ramadan.
Toutefois, selon Brahim Nafzaoui, cette décision suscite de nombreuses réserves au sein de la profession. Il a expliqué, dans une intervention dans la matinale de Mosaïque FM, que le plafonnement concerne essentiellement les détaillants, alors que les prix appliqués en amont, notamment par les producteurs et certains abattoirs, restent jugés élevés par les commerçants. Cette situation crée, d’après lui, un décalage entre le prix d’achat du produit par les détaillants et le prix de vente maximal qui leur est imposé.
Le responsable a également indiqué que cette situation avait déjà eu des répercussions sur le fonctionnement du secteur. Certains abattoirs ont, selon ses dires, choisi de suspendre leur activité, estimant que les conditions économiques ne leur permettent plus de poursuivre leurs opérations dans ces circonstances.
Parallèlement, d’autres opérateurs ne respectent pas le plafond annoncé et continuent de vendre le kilogramme de poulet à 9,5 dinars au lieu du prix de 7,5 dinars fixé par les autorités. Selon lui, ces pratiques se développent notamment dans un contexte où la décision du ministère du Commerce prend la forme d’une circulaire, et non d’un texte réglementaire contraignant, ce qui complique l’application de sanctions directes à l’encontre des contrevenants.
Il a évoqué, dans ce même contexte, une forte demande enregistrée sur le poulet notant que l’engouement des consommateurs a atteint un niveau inhabituel cette année.
Brahim Nafzaoui a précisé que la production mensuelle de poulet se situait habituellement autour de 12.000 tonnes, avec des variations pouvant atteindre 14.000 tonnes certains mois. Toutefois, à l’approche du mois de Ramadan, les producteurs ont volontairement réduit la production afin d’éviter une surabondance sur le marché, ce qui a entraîné une baisse estimée à près de 4500 tonnes.
Le responsable a néanmoins indiqué que les professionnels du secteur travaillent actuellement à relancer progressivement la production afin de répondre à la demande, notamment dans la seconde moitié du mois de Ramadan et la reprise après le mois saint, période marquée par une activité accrue des établissements de restauration rapide.
N.J











