La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a décidé d’alourdir les peines prononcées contre l’ancien PDG de la compagnie aérienne nationale Tunisair, Khaled Chelly, et l’ancien secrétaire général du syndicat de base de la société, Najmeddine Mzoughi. Mercredi 11 mars 2026, la juridiction d’appel a confirmé leur culpabilité tout en décidant de renforcer les peines de prison prononcées à leur encontre.
Dans le détail, la peine infligée à M. Chelly a été portée de trois à cinq ans de prison. De son côté, celle de M. Mzoughi a été aggravée, passant de quatre à six ans d’emprisonnement.
Une condamnation déjà prononcée en première instance
Cette décision intervient après un premier jugement rendu par la chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis. Le soir du vendredi 24 octobre 2025, cette juridiction avait condamné les deux hommes à des peines de prison ferme : trois ans pour Khaled Chelly et quatre ans pour Najmeddine Mzoughi.
Les deux prévenus avaient ensuite fait l’objet d’un examen par les juridictions d’appel dans le cadre de la même procédure pénale.
Des poursuites liées à des recrutements et à des abus de fonction
L’affaire concerne un dossier portant sur des recrutements réalisés au sein de la compagnie aérienne nationale, impliquant notamment l’utilisation de faux diplômes. Les deux hommes sont également poursuivis pour abus de fonction en vue d’obtenir des avantages indus ainsi que pour des préjudices causés à l’administration.
Avant leur jugement devant la chambre criminelle, la chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis avait décidé de renvoyer Khaled Chelly et Najmeddine Mzoughi devant cette juridiction, tout en les maintenant en détention. Dans le même dossier, d’autres personnes poursuivies avaient été renvoyées devant la justice mais laissées en liberté.
Confirmation de la culpabilité et aggravation des peines
En examinant l’affaire en appel, la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé la responsabilité pénale des deux principaux accusés. La juridiction a toutefois estimé que les sanctions prononcées en première instance devaient être renforcées, décidant ainsi d’augmenter la durée des peines privatives de liberté.
La décision consacre donc à la fois la confirmation du verdict de culpabilité et l’alourdissement des sanctions : cinq ans de prison pour Khaled Chelly et six ans pour Najmeddine Mzoughi.
I.N.










