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Visa : une initiative législative propose de rembourser 50% des frais de dépôt en cas de refus

Par Imen Nouira

Les refus de visas représentent chaque année une perte financière pour de nombreux Tunisiens. Entre frais consulaires et coûts des services intermédiaires, déposer une demande peut s’avérer coûteux, même lorsque le dossier est rejeté. Alors que le taux de refus des visas, notamment pour l’Espace Schengen, dépasse les 20% par an, une initiative législative propose désormais de rembourser 50% des frais de dépôt aux citoyens tunisiens en cas de refus, afin d’atténuer l’impact financier de ces démarches.

L’initiative est portée par Marouane Zayane, élu au Conseil national des régions et des districts représentant le gouvernorat de Ben Arous.

Dans une déclaration rapportée ce vendredi matin 13 mars 2026 dans le bulletin d’information de 8 heures de Mosaïque FM, l’élu est revenu sur les motivations de cette proposition.

Des frais élevés et non remboursés

Selon Marouane Zayane, l’initiative concerne l’ensemble des demandeurs de visa qui doivent s’acquitter de frais de dépôt parfois importants, dont une partie est perçue par des sociétés intermédiaires chargées de la collecte et du traitement des dossiers.

Il souligne qu’en cas de refus de visa, aucun remboursement n’est actuellement prévu, ce qui constitue une perte financière directe pour les demandeurs.

« C’est une initiative concerne tous les demandeurs de visas tunisiens, qui engagent des sommes importantes dont une partie est engrangée par des sociétés intermédiaires de service. En cas de refus, aucun remboursement n’est prévu, ce qui représente une perte nette pour les déposeurs de demande, particulièrement pour l’espace Schengen où le taux de refus a dépassé les 20% annuellement, représentant des milliers de Tunisiens. »

Une initiative axée sur les intermédiaires

Marouane Zayane a tenu à préciser que la proposition ne remet pas en cause la souveraineté des États étrangers dans la décision d’accorder ou de refuser un visa.

« Nous respectons la souveraineté des États, notamment en ce qui concerne l’accord ou le refus de visas, et on n’intervient pas dans cela. Notre initiative ne vise pas les frais consulaires, mais plutôt les frais perçus par les sociétés intermédiaires de service, qui sont chargées de collecter et traiter les dossiers sur le sol tunisien, qui doivent s’organiser, être transparentes et équitables. Notre objectif est de protéger le citoyen tunisien en tant que consommateur et de diminuer le poids financier, qui est devenu une source d’inquiétude. »

I.N.

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