La situation au Moyen-Orient reste marquée par de fortes tensions alors que les échanges d’attaques entre l’Iran, Israël et les États-Unis se poursuivent. Washington appelle à sécuriser le détroit stratégique d’Ormuz, tandis que Téhéran multiplie les déclarations et les frappes en réponse aux opérations militaires visant son territoire.
Tensions autour du détroit d’Ormuz
Le président américain Donald Trump a appelé, samedi 14 mars 2026, d’autres pays à envoyer des navires de guerre afin de sécuriser le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole, est aujourd’hui bloqué par l’Iran, faisant craindre de fortes perturbations sur les marchés énergétiques et un élargissement du conflit.
Dans le même temps, la confrontation militaire se poursuit. L’Iran a annoncé de nouveaux tirs de missiles en direction d’Israël. La télévision d’État n’a toutefois donné aucun détail sur ces frappes. Cette annonce intervient après des informations faisant état d’une attaque israélo-américaine visant une zone industrielle à Ispahan, dans le centre de l’Iran.
Appels à expulser les forces américaines
Sur le plan diplomatique, Téhéran tente également de rallier ses voisins. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a appelé les pays de la région à « expulser » les forces américaines du Moyen-Orient. Dans un message publié sur le réseau social X, il a affirmé que « le prétendu parapluie de sécurité américain s’est révélé truffé de failles et, loin de dissuader, il attire les troubles », appelant les États voisins à se débarrasser des « agresseurs étrangers ».
Incertitudes autour du nouveau Guide suprême
Parallèlement, les autorités iraniennes tentent de calmer les spéculations sur l’état de santé du nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei. Ce dernier n’est toujours pas apparu publiquement depuis sa désignation.
Interrogé à la télévision américaine, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi a assuré qu’il n’y avait « pas de problème » concernant le dirigeant iranien. « Il y a beaucoup d’accusations de ce genre. Ils verront bien, j’imagine, qu’il n’y a pas de problème avec le nouveau Guide suprême », a-t-il déclaré, affirmant qu’il continuait à exercer ses fonctions « conformément à la Constitution ».
Ces déclarations interviennent après celles du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qui a affirmé vendredi que Mojtaba Khamenei avait été blessé et « probablement défiguré ». Jusqu’à présent, la seule intervention du nouveau Guide suprême a été un message écrit diffusé jeudi, dans lequel il promettait de venger les attaques américaines et israéliennes.
Son père, l’ayatollah Ali Khamenei, qui dirigeait l’Iran depuis des décennies, a été tué lors des premières frappes américano-israéliennes menées le 28 février. Depuis, la région reste suspendue à l’évolution d’un conflit dont les répercussions pourraient dépasser largement le Moyen-Orient.
R.B.H










