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« Les devoirs ont étouffé l’enfance » : le ministre de l’Éducation relance le débat sur la surcharge scolaire

Par Sarra Hlaoui

Les élèves tunisiens croulent-ils sous les devoirs au point d’en perdre leur enfance ? La question, régulièrement soulevée par des parents et des spécialistes de l’éducation, s’est invitée dans le discours du ministre de l’Éducation, Noureddine Nouri, qui a estimé que « l’enseignement et les devoirs scolaires ont étouffé l’enfance ».

Le ministre s’exprimait samedi 14 mars 2026, en marge d’une soirée ramadanesque consacrée à la création musicale dans les écoles primaires, organisée sous le thème Maqâmât. L’événement, dédié aux clubs scolaires et aux talents artistiques des élèves, a été l’occasion pour lui de défendre une vision d’une école davantage ouverte aux activités culturelles et créatives.

Selon Noureddine Nouri, ces initiatives s’inscrivent dans une démarche visant à redonner aux activités culturelles leur place dans la vie scolaire, en les considérant comme un prolongement naturel de l’apprentissage. Concerts, théâtre, arts plastiques ou musique : autant d’espaces d’expression que le ministère souhaite encourager pour permettre aux élèves de s’épanouir autrement que dans le cadre strict des programmes académiques.

Une enfance prise en étau entre cours et devoirs

Au-delà de l’événement, le ministre a dressé un constat plus large sur le système éducatif. La pression des programmes et l’accumulation des devoirs scolaires ont, selon lui, progressivement réduit les espaces de respiration des enfants.

Cette question de la surcharge scolaire fait d’ailleurs l’objet d’un débat récurrent en Tunisie. De nombreux parents dénoncent des journées d’école longues, prolongées par des devoirs à domicile qui occupent parfois toute la soirée. Certains spécialistes de l’éducation et psychologues s’inquiètent, eux, d’un rythme qui laisserait peu de place au jeu, à la créativité ou tout simplement au repos.

Dans ce contexte, les activités culturelles apparaissent, selon le ministre, comme un véritable exutoire pour les élèves, leur permettant d’exprimer leurs émotions et de développer d’autres formes d’intelligence, au-delà des seules performances académiques.

Vers un équilibre entre apprentissage et épanouissement ?

Noureddine Nouri a assuré que les mécanismes d’enseignement prévus pour la prochaine année scolaire seront « plus souples », avec l’objectif affiché de rééquilibrer la place des activités pédagogiques et culturelles au sein de l’école.

L’ambition, selon lui, est de contribuer à la formation d’une génération plus équilibrée, tant sur le plan social que psychologique.

De son côté, la directrice générale du cycle primaire au ministère de l’Éducation, Nadia Ayari, a souligné que la créativité ne devait pas être perçue comme une activité secondaire dans le parcours scolaire. Elle a estimé que les initiatives culturelles contribuent pleinement à la mission de l’école, en favorisant l’expression artistique, la transmission des valeurs citoyennes et la valorisation du patrimoine culturel.

S.H

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