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Ezzedine Chelbi sort l’artillerie lourde sur Facebook

Par Raouf Ben Hédi

En ces temps pour le moins troublés, certains semblent avoir adopté un vocabulaire résolument martial. L’ancien gouverneur de Ben Arous et fervent partisan du processus du 25-Juillet, Ezzedine Chelbi, en a donné un nouvel exemple dimanche 15 mars 2026 avec une publication Facebook qui n’est pas passée inaperçue.

Dans un message au ton particulièrement offensif, l’ancien responsable administratif a choisi de manier un lexique emprunté au champ militaire pour adresser ce qui ressemble à une mise en garde.

Il écrit ainsi : « Les forces perturbatrices doivent comprendre que la Tunisie n’exclut aucune option pour protéger les ressources de ses frères. Brandir la menace d’une intervention directe et prendre des mesures de terrain fermes est le seul langage que comprennent ceux qui portent atteinte à l’intégrité territoriale ».

Rien que ça.

Un message aussi martial que sibyllin

Si la tonalité du message est clairement belliqueuse, son objet reste, lui, beaucoup plus flou. Ezzedine Chelbi ne précise ni les « forces perturbatrices » auxquelles il fait référence, ni les territoires dont il évoque la « profanation ».

Une ambiguïté qui a laissé les internautes tenter d’interpréter le sens exact de cette sortie. Certains y ont vu une allusion aux tensions régionales, d’autres une posture politique destinée à afficher une fermeté sans réelle cible identifiée.

Dans tous les cas, la publication donne l’impression que l’ancien gouverneur s’est plongé, le temps d’un statut Facebook, dans un registre stratégique digne d’un communiqué d’état-major.

Une vague de réactions sur les réseaux sociaux

La sortie n’a évidemment pas tardé à susciter des réactions. De nombreux internautes ont commenté – souvent avec ironie – ce qui a été perçu par certains comme une rhétorique guerrière pour le moins inattendue.

Entre moqueries, interrogations et critiques, les commentaires ont fusé, plusieurs internautes s’interrogeant sur la portée réelle de ce message et sur la nature du « nous » mobilisé dans cette déclaration.

Car derrière les accents martiaux et les références à une hypothétique « intervention directe », la question reste entière : qui parle exactement, et au nom de quoi ?

Une chose est sûre : sur les réseaux sociaux tunisiens, où les déclarations politiques sont souvent disséquées à la loupe, la publication d’Ezzedine Chelbi aura au moins réussi une chose — attirer l’attention.

Et rappeler, au passage, que sur Facebook aussi, certains semblent toujours prêts à monter au front.

R.B.H

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