Il suffit parfois d’un simple week-end d’actualité internationale pour mesurer l’écart qui nous sépare du reste du monde. Pendant que certaines démocraties débattent, votent, contestent et avancent, la Tunisie semble enfermée dans une parenthèse politique où le temps ne s’écoule plus de la même manière.
Ce décalage n’est pas seulement institutionnel. Il est aussi mental, culturel et historique.
Le week-end dernier, les Français débattaient de leurs villes et votaient pour leurs maires.
Des débats parfois vifs, des candidats motivés, des programmes discutés sur les plateaux de télévision et dans les cafés, des électeurs interpellés dans les rues.
Bref, ce que l’on appelle tout simplement la vie démocratique.
Les candidats s’opposaient sur les transports, l’urbanisme, les écoles ou la fiscalité locale. Certains perdaient, d’autres gagnaient. Les alliances se faisaient et se défaisaient. Les électeurs sanctionnaient ou récompensaient.
Ce n’était pas un spectacle parfait, loin de là. Mais c’était un spectacle profondément vivant : celui d’une société qui débat de son avenir et où les institutions fonctionnent normalement.
La démocratie, au fond, est souvent bruyante. Mais ce bruit est celui de la liberté.
Quand la justice dérange le pouvoir
Les démocraties ne se distinguent pas seulement par leurs élections. Elles se distinguent aussi par leur justice. Dans un autre registre, la Belgique offrait un exemple tout aussi révélateur. La justice belge a contraint l’État à indemniser Nizar Trabelsi, ancien terroriste condamné pour des faits liés à Al-Qaïda.
La décision peut choquer. Elle choque même beaucoup de citoyens européens. Mais elle illustre une réalité essentielle : dans un État de droit, la justice peut contraindre l’État lui-même.
Même lorsqu’il s’agit d’un terroriste.
Même lorsqu’il s’agit d’une affaire politiquement explosive.
Le principe est pourtant simple : les règles de droit s’appliquent à tous, y compris au pouvoir.
Cette capacité d’une justice à rappeler l’État à ses obligations est précisément ce qui distingue un système judiciaire indépendant d’un appareil judiciaire soumis au pouvoir.
Pendant ce temps, en Tunisie…
Chez nous, la démocratie locale a tout simplement disparu.
Depuis 2023, les conseils municipaux élus par le peuple ont été dissous par la seule volonté d’un homme : Kaïs Saïed. Des institutions issues du suffrage populaire ont été balayées d’un trait de plume.
Et depuis, plus rien. Trois ans déjà. Trois ans sans conseils municipaux élus. Trois ans sans véritable représentation locale.
Dans une démocratie normale, une telle situation provoquerait un scandale national.
Ici, elle s’est installée dans une étrange banalité.
Le pire, c’est que personne ne sait toujours pas quand auront lieu les prochaines élections municipales. Comme si l’absence d’élections était devenue un simple détail. Dans les démocraties, on remplace les élus par des élections. En Tunisie, on les remplace par le silence.
Quand la justice devient une fonction
Plus troublant encore est le sort réservé aux opposants politiques.
Vendredi dernier, Abir Moussi a été condamnée à dix ans de prison. Son crime : avoir tenté de déposer un document au bureau d’ordre de la présidence de la République. Dix ans. Une peine plus lourde que celle infligée à certains terroristes en Europe et même en Tunisie.
Dans un autre contexte, le geste d’Abir Moussi relèverait simplement de la vie politique : un acte militant, une provocation, une action symbolique d’opposition.
Chez nous, il devient un crime lourdement sanctionné.
D’autres figures politiques ont subi des condamnations encore plus lourdes, officiellement pour complot contre l’État. Officieusement pour avoir simplement fait ce que font les opposants dans toutes les démocraties : s’opposer.
Depuis le 25 juillet 2021, la justice tunisienne n’est plus réellement perçue comme un pouvoir. Elle est devenue, selon les termes mêmes du discours officiel, une « fonction ». Et une fonction obéit. Quand la politique devient un crime, la justice cesse d’être un pouvoir. Elle devient automatiquement un instrument.
Le pire, dans tout cela est que les opposants sont jugés comme des conspirateurs, alors que les véritables conspirateurs gouvernent comme des sauveurs.
Une Tunisie devenue spectatrice
Pendant ce temps, le monde continue d’avancer.
La guerre au Moyen-Orient, au cœur de l’actualité de ces quinze derniers jours, redessine les équilibres géopolitiques. Les grandes puissances négocient, menacent, s’allient ou s’affrontent.
Et la Tunisie ? Elle regarde.
Autrefois pourtant, notre pays avait une voix. Sous Bourguiba, la Tunisie pesait diplomatiquement bien au-delà de sa taille. Elle proposait des initiatives, formulait des visions, intervenait dans les débats internationaux.
Aujourd’hui, elle est absente. Invisible. Comme si elle avait quitté la scène du monde. Autrefois, la Tunisie parlait au monde. Aujourd’hui, elle le regarde passer.
Le retour en arrière
Certains répondront que comparer la Tunisie à la France ou à la Belgique relève du complexe de colonisé.
L’argument est commode. Il évite surtout de regarder la réalité en face et de répondre sur le fond.
Observer ce qui fonctionne ailleurs n’a rien d’un complexe. C’est au contraire une démarche universelle. Tous les peuples aspirent à améliorer leurs institutions, leur justice et leur gouvernance.
Le progrès politique ne connaît pas de frontières culturelles.
La question n’est donc pas de savoir si la France ou la Belgique sont parfaites. Elles ne le sont pas. Mais elles appartiennent à un monde où les institutions continuent d’évoluer, de se corriger et de fonctionner.
La Tunisie, elle, semble engagée dans le mouvement inverse.
Pendant un temps, elle a connu des élections libres et disputées.
Pendant un temps, sa justice a tenté d’appliquer les règles de droit.
Pendant un temps, sa diplomatie comptait sur la scène internationale.
Ce temps n’est pourtant pas lointain.
Aujourd’hui, ces acquis sont méthodiquement démantelés.
Les élections locales ont disparu.
Les opposants sont condamnés pour avoir fait de la politique.
La justice s’est transformée en simple rouage administratif au service d’un régime, d’un homme, d’un seul homme.
Pendant ce temps, ailleurs, les démocraties continuent de débattre, de voter et de corriger leurs erreurs.
Kaïs Saïd a raison, le reste de la planète a tort
Le monde avance. La Tunisie, elle, regarde.
Le monde avance. La Tunisie estime que c’est le monde qui a tort.
Ce n’est pas le monde qui s’éloigne de nous. C’est nous qui nous éloignons du monde.
Et tout cela à cause d’un président qui vit dans un autre siècle et qui semble déterminé à y entraîner toute la Tunisie.
Le problème de la Tunisie n’est pas qu’elle manque d’avenir et encore moins d’intelligence et d’énergie. Son problème est qu’elle est gouvernée par un homme qui regarde le passé.
Alors que le monde est monté dans le train du XXIᵉ siècle, notre homme regarde ce train partir et nous explique que c’est le train qui se trompe.











11 commentaires
Citoyen_H
POURQUOI TANT D’HYPOCRISIE ????
Il me semble qu’on avait misé sur les gardiens d’étables et d’écuries, vrai ou faux ??
La réponse est dans ma question !!!
zaghouan2040
Certaines décisions gouvernementales toutes récentes illustrent l’aberration de ce régime et les risques qu’il fait peser sur la viabilité de notre économie et la cohésion sociale du pays
La décision de maintenir a flot les entreprises publiques en état de mort celebrales est abberante : c’est de l’indécence institutionnalisée
Pour un économiste chevronné cette décision relève carrément de l’obscene a un moment où plus de la moitie de la population est sous le seuil de pauvreté défini par l’ONU
Il faut en outre insister sur l’incroyable retard pris par le pays au niveau de la maîtrise des nouvelles technologies et au niveau du développement des capacités d’innovation
Cela a d’ores et déjà des conséquences qui remettent en cause la viabilité de notre économie au cours des 30 prochaines années
Gg
Votre enthousiasme pour les élections municipales en France fait plaisir à voir!
En même temps, la participation, hors covid, est la plus faible jamais enregistrée : 58%!
Et ca ne va pas s’arranger, car immédiatement après le 1er tour, les alliances maudites font florès.
Promis-juré, on ne le fera plus, avaient ils promis. Et en 24h, tous les engagements tombent.
Les candidats d’honneur, fidèles à leurs engagements, se comptent sur les doigts d’une main.
Faut pas s’étonner que la participation baisse…
jamel.tazarki
@Gg,
Il y a quand même une différence entre la situation socio-politique en Tunisie et en France. en effet, Macon ne dissoudrait pas les conseils municipaux ni n’interdirait les élections municipales en silence.
Je cite l’Article ci-dessus: « Depuis 2023, les conseils municipaux élus par le peuple ont été dissous par la seule volonté d’un homme : Kaïs Saïed. Des institutions issues du suffrage populaire ont été balayées d’un trait de plume. Et depuis, plus rien. Trois ans déjà. Trois ans sans conseils municipaux élus. Trois ans sans véritable représentation locale. »
@Gg, Vous donnez l’impression de justifier inconsciemment tous ces dépassements.
Bonne journée !
zaghouan2040
Au-delà de sa marginalisation radicale vis a vis des dynamiques de développement durable et de la nécrose sociale institutionnelle et culturelle engendrée par la dictature
la Tunisie de 2026 sous estime de manière vraisemblablement fatale un processus fondamental de survie des économies nationales en ce quart de 21eme siècle : la prise en compte et l’éradication du risque de non maîtrise des nouvelles technologies ou processus « Winners Takes All »
Là se trouve les véritables mécanismes de survie de la Tunisie non seulement en termes d’insertion dans les dynamiques économique mondiales mais plus radicalement en termes de viabilité du système socio-économique tunisien et z partir de là de viabilité du pays tout court au cours des 30 prochaines années
Ce pays a raté de manière calamiteuse son entrée dans les économies a forte valeur ajoutée toutes dominées par les secteurs d’activité nécessitant une maîtrise avancée des technologies numériques, l’intégration durable dans les chaînes de valeur technologiques, un système de gouvernance digitaliséun accès performant a l’information stratégique,des capacités croissantes d’innovation et de RD ect etc
Comme le souligne le récent rapport de la Banque Mondiale et l’ensemble des études d’intelligence économique l’écart entre nations viables -tout simplement viables- et nations promises a effondrement rapide se jouera sur le terrain de la compétitivité technologique et numérique
On peut penser que des lors l’avenir de ce pays est compromis
Vladimir Guez
Ce que vous dites est vrai, mais de pointer la responsabilité sur un seul homme qui aurait pris en otage tout un pays a son corps défendant ne tient pas la route Mr Bahloul.
Cet homme est le symptôme et non le mal.
Cela vous evite de faire la critique profonde de cette société. Vous l’effleurez parfois en surface dans certaines chroniques mais vous n’osez jamais l’aborder en profondeur.
Le debat démocratique ou le haut niveau de l’institution judiciaire que vous pointez chez les autres ne peuvent advenir juste en enfilant un déguisement. C’est un processus, la maturation d’une société. Les intellectuels de ce pays passent leur temps a le regretter sans jamais oser aller là ou cela fait mal de peur des accusations dont ils ne manqueront pas d’être l’objet. Et cet echec est avant tout l’échec des intellectuels et de l’élite tunisienne en général qui trahi en sz voulant aiguillon du despote plutot que de participer a l’éducation du peuple.
zaghouan2040
C’est la facture policière instaurée a partir des années 80 qui a profondément aliénée cette population,les institutions du pays et même les capacités de son système productif a produire une richesse équitable et porteuse d’innovation et de croissance
Il ne faut pas sous estimer l’ampleur des dégâts
jamel.tazarki
Introduction: La Tunisie, installée dans la caverne de Platon, s’y attarde obstinément et y restera pour l’éternité!
A) L’importance des conseils municipaux :
Le conseil municipal est l’organe délibérant fondamental de la démocratie locale, élu afin de gérer les affaires de la commune
– Il est essentiel pour voter le budget, aménager le territoire, gérer les services publics (écoles, crèches) et le patrimoine, influençant directement le quotidien des citoyens.
– Gestion de la commune : Le conseil délibère sur les affaires de la commune, adopte le budget, fixe les impôts locaux et valide les projets d’urbanisme (PLU).
– Démocratie locale de proximité : Il représente les habitants, offrant un espace de débat ouvert au public pour la prise de décision, souvent perçu comme plus proche des citoyens que les autres institutions.
-Mise en œuvre des services : Il décide de la création, du maintien ou de la suppression de services publics essentiels tels que les écoles, les crèches et les équipements sportifs.
– Rôle du maire et de l’opposition : Le conseil contrôle l’action du maire, tandis que l’opposition assure la transparence et le débat, garantissant une meilleure gestion.
– Action concrète : Il agit sur la qualité de vie immédiate (voirie, espaces verts, éclairage urbain).
Le conseil municipal est le cœur battant de la vie locale, transformant les besoins des citoyens en décisions concrètes
B) Qui gère la fiscalité directe locale en l’absence de conseils municipaux, en Tunisie? Je n’ai pas de réponse!
–>
En Allemagne, les communes perçoivent principalement la fiscalité directe locale, dont les taux sont votés par le conseil municipal: Ces impôts sont :
– La taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) : Due par les propriétaires de bâtiments.
– La taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) : Due par les propriétaires de terrains non construits.
– La taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) : La taxe d’habitation sur la résidence principale est supprimée, mais elle subsiste pour les résidences secondaires et les logements vacants.
– La cotisation foncière des entreprises (CFE) : Impôt payé par les entreprises.
– L’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) : Composantes spécifiques.
– La taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH) : Prévue dans certaines zones tendues.
– La taxe sur les friches commerciales (TFC) : Optionnelle, pour lutter contre la vacance commerciale.
En plus de ces impôts directs, les communes bénéficient de taxes indirectes et de dotations de l’État
C) Pourquoi les dictatures refusent-elles les conseils municipaux ?
Les dictatures et les régimes autoritaires refusent généralement la mise en place de conseils municipaux démocratiquement élus ou dotés de véritables pouvoirs, car ils représentent une menace directe pour leur contrôle centralisé. Voici les principales raisons, basées sur la nature même des régimes autoritaires:
– Peur de la décentralisation du pouvoir : Les dictatures fonctionnent sur une concentration maximale du pouvoir. Des conseils municipaux, même locaux, constituent des foyers de pouvoir décentralisés qui peuvent échapper au contrôle direct du régime.
– Risque d’émergence d’une opposition légitime : Des élections locales libres permettraient à des figures d’opposition de gagner une légitimité populaire et de se faire connaître, menaçant la propagande d’unité nationale du régime.
– Contrôle de la « mise au pas » locale : Les régimes autoritaires préfèrent nommer des maires ou des administrateurs fidèles plutôt que de laisser les citoyens choisir des représentants qui pourraient défendre des intérêts locaux contre le pouvoir central.
– Obstacle à l’uniformité politique : La dictature exige la conformité totale. Un conseil municipal, espace de délibération, peut devenir un lieu de débat et de contestation des décisions nationales, brisant l’uniformité imposée.
– Contrôle des ressources : Les municipalités gèrent souvent des budgets et des biens publics. Les dictatures cherchent à contrôler directement ces ressources plutôt que de les laisser gérer par des élus locaux autonomes.
En résumé, le conseil municipal est une cellule de base de la démocratie locale qui, par sa nature même de gestion de proximité, s’oppose à la centralisation du pouvoir propre à la dictature.
D) Je cite l’Article ci-dessus:
« Vendredi dernier, Abir Moussi a été condamnée à dix ans de prison. Son crime : avoir tenté de déposer un document au bureau d’ordre de la présidence de la République. Dix ans. Une peine plus lourde que celle infligée à certains terroristes en Europe et même en Tunisie. » Fin de la citation.
—>
Mais enfin, soyons raisonnables (c’est-à-dire logiques) : En effet, le rôle du « bureau d’ordre de la présidence de la République » est de recevoir les soucis, les plaintes, les propositions, les critiques, etc. des citoyens en Tunisie (de nationalité tunisienne ou autre).
–>
De ce fait, Mme Abir Moussi est en droit de déposer des recours contre des décrets présidentiels.
–>
10 ans de prison pour avoir exercé un droit ! Quelle injustice !
J’ai moi-même déposé une plainte contre le maire de Korba auprès du bureau d’ordre de la présidence de la République. Ce dernier avait en effet fait déverser des eaux usées (fécales) dans une zone touristique, à proximité du Club Med. Même les paysans en souffraient. C’était à l’époque de la dictature de Ben Ali. J’ai été bien reçu au bureau d’ordre de la présidence de la République. J’ai même reçu une réponse positive à ma plainte !
E) Il est important de réclamer les droits et les libertés, mais il ne faut pas non plus négliger de réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir. Sinon, nous risquons de remplacer une dictature par une autre!
–>
Je ne bougerai pas le petit doigt pour remplacer une dictature par une autre. En revanche, je soutiendrai un mouvement en faveur d’un État de droit et de garanties constitutionnelles pour nous protéger contre les abus de pouvoir.
riadh e.
Sauf qu’il y a une chose que vous oubliez:
personne ne vote ni n’investit dans un pays tel que celui que vous décrivez; la fin de cette absurdité est donc déjà écrite a l’avance pour un pays sans investissement, sans vision, sans espoir et peuplé de jeunes.
zaghouan2040
C’est un pays cadenassé de manière implacable
Des moyens financiers et logistiques immenses absolument disproportionnés par rapport au budget de l’Etat ont été investis au profit de l’appareil « sécuritaire » qui surveille et traque en temps réel toute source potentielle de contestation organisée
Les indics sont partout : ils sont les complèments indispensables de la surveillance électronique
Tout est permis afin que tout risque de révolte de masse soit identifié le plus en amont possible
S’il y aurait fin du régime,ce serait au prix d’un bain de sang inédit dans notre histoire contemporaine
Hannibal
La Tunisie regarde les séries ramadhanesques en s’empiffrant et en se congratulant de vivre ce que vivent les pauvres mais là est un autre débat.
Bon, quelq’un peut aller casser le rétroviseur de cet homme qui regarde le passé ?
Il me rappelle l’histoire d’un belge qui roule à contresens sur autoroute et qui se dit après avoir entendu à la radio qu’un automobiliste roule à contresens : « il n’y pas qu’un seul automobiliste à contresens ».
10 ans pour avoir voulu déposer un document au bureau d’ordre. Punaise ! Comme dirait Homer Simpson. Mais pourquoi je ne suis pas étonné ? Parce que c’est le même système dépourvu d’intelligence et d’inventivité qui distribue des accusations de blanchiment d’argent à tout bout de champ.