Un mandat de dépôt a été émis à l’encontre de sept membres de la coordination de la Flottille Soumoud – dont Wael Naouar, Nabil Chennoufi et Mohamed Amine Bennour – lundi 16 mars 2026. Cette décision judiciaire intervient dans le cadre d’une enquête en cours, mais les prévenus n’ont pas été auditionnés. Les sept mis en cause devraient être placés en détention provisoire, conformément aux procédures pénales en vigueur.
Le 6 mars 2026, Wael Naouar et Jawaher Channa ont été arrêtés. La Flottille Soumoud avait annoncé la nouvelle, décrivant cette mesure comme une nouvelle étape dans ce qu’elle qualifie de « pressions et de harcèlement sécuritaire » ciblant le mouvement de solidarité avec la Palestine dans le pays. Trois autres interpellations ont eu lieu le même jour. Nabil Chennoufi, Mohamed Amine Bennour et Sana M’hidli, membres du comité de pilotage international de la Flottille, ont également été arrêtés.
Contexte et tensions autour de la Flottille Soumoud
Pour le moment, aucune information complémentaire sur les charges ou le déroulement de l’enquête n’a été communiquée. Ces arrestations ont eu lieu dans un contexte de tensions autour de la Coordination tunisienne de la Flottille Soumoud. Dans la nuit du 4 mars 2026, les forces de l’ordre ont été mobilisées au port de Sidi Bou Saïd, alors que des militants de la Coordination souhaitaient effectuer une visite sur place pour rendre hommage aux travailleurs du port, après avoir obtenu des accords préliminaires.
La cérémonie aurait toutefois été interdite par le gouverneur de Tunis, qui aurait également prohibé tout rassemblement ou l’utilisation de haut-parleurs. Les organisateurs avaient affirmé avoir finalement transformé la manifestation prévue en simple visite, tout en dénonçant un important dispositif sécuritaire et des pressions policières.
N.J













