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Location de voitures : une taxe de deux dinars par jour désormais appliquée, des zones d’ombre persistent

Par Nadya Jennene

Intervenant dans la matinale de Mosaïque FM, jeudi 19 mars 2026, Habib Maouia, président de la Chambre nationale des entreprises de location de voitures, a apporté des précisions sur la nouvelle taxe de deux dinars par jour de location, instaurée par la loi de finances 2026.

Il a expliqué que cette mesure, introduite dans le cadre du financement des caisses sociales, constitue une nouveauté pour le secteur. Une récente note explicative, publiée la veille, est venue détailler les modalités d’application de ce prélèvement, que les sociétés de location sont désormais tenues de collecter et de reverser à l’État. « Les entreprises deviennent ainsi des collecteurs d’impôts », a-t-il souligné.

Concrètement, cette taxe est facturée au client, généralement mentionnée séparément sur la facture, avant d’être déclarée mensuellement auprès du Trésor public. Si les professionnels affirment se conformer à la loi, Habib Maouia reconnaît toutefois que certaines procédures restent encore floues, notamment en matière de facturation et de déclaration.

Au-delà de l’aspect financier, qu’il juge limité pour les entreprises, le responsable a insisté sur la complexité administrative induite par ce nouveau dispositif. « L’impact se situe davantage au niveau de la gestion et du contrôle », a-t-il précisé, évoquant des risques d’erreurs pouvant entraîner des sanctions juridiques.

Il a également appelé à une réforme plus globale du secteur, notamment à travers la digitalisation des contrats de location et l’instauration d’un modèle unifié, afin de mieux encadrer l’activité et faciliter le suivi des opérations.

Habib Maouia a mis en garde contre l’ampleur du marché parallèle, estimé à près de trois fois la taille du secteur organisé, avec environ 60.000 véhicules non déclarés. Une situation qui engendrerait, selon lui, des pertes annuelles considérables pour l’État et accentuerait la concurrence déloyale, au détriment des entreprises structurées.

N.J

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