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Saadia Mosbah condamnée à huit ans de prison assortis d’une lourde amende

Par Raouf Ben Hédi

La sentence est tombée. Jeudi 19 mars 2026, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné Saadia Mosbah, présidente de l’association M’nemti, à huit ans de prison ferme, assortis d’une amende de 100 mille dinars.

Une décision sévère qui intervient au terme d’un feuilleton judiciaire long et controversé, dénoncé depuis des mois par plusieurs acteurs de la société civile.

Un parcours judiciaire qui s’enlise

Pour la quatrième fois, Saadia Mosbah comparaissait ce jeudi devant la justice. Son arrestation remonte au 7 mai 2024, dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une réunion du Conseil de sécurité nationale suivie d’une déferlante de campagnes en ligne à caractère raciste et trompeur.

Depuis, le dossier n’a cessé de s’étirer, alimentant les critiques d’un « parcours judiciaire interminable ». Des organisations de défense des droits humains dénoncent une procédure qui dépasse le simple cadre judiciaire pour s’inscrire dans une logique plus large de pression et d’intimidation.

Un symbole dans un climat politique crispé

Figure engagée de la société civile, Saadia Mosbah est connue pour ses positions en faveur des droits humains, notamment sur les questions anti-racistes. Son cas est ainsi devenu emblématique d’un climat politique de plus en plus tendu, où les activistes semblent régulièrement exposés à des poursuites judiciaires.

Pour ses soutiens, cette condamnation dépasse la personne de l’activiste. Elle enverrait un signal inquiétant à l’ensemble du tissu associatif, déjà fragilisé par un discours officiel de plus en plus hostile à certaines formes d’engagement.

R.B.H

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