Le président de la République, Kaïs Saïed, a prononcé, jeudi 19 mars 2026, un discours à l’occasion de l’Aïd Esseghir, qui coïncide cette année avec la célébration du 70e anniversaire de l’indépendance de la Tunisie.
Dans son allocution, le chef de l’État a ouvert son intervention par des vœux adressés au peuple tunisien et à l’ensemble de la communauté musulmane, à l’issue du mois sacré du ramadan. Il a exprimé son souhait de voir ces jours marqués par la paix, la prospérité et les bénédictions.
« Mes plus chaleureuses félicitations et mes vœux les plus sincères afin que nos jours soient tous heureux et que cette fête revienne sur nous pendant de nombreuses années », a-t-il déclaré.
Une coïncidence symbolique entre Aïd Esseghir et indépendance
Le président de la République a souligné le caractère exceptionnel de cette année, marquée par la concomitance de deux célébrations majeures : l’Aïd Esseghir et la commémoration de l’indépendance de la Tunisie proclamée en 1956.
« Le destin a voulu que deux célébrations se rejoignent cette année en Tunisie : l’une religieuse, l’Aïd Esseghir, et l’autre nationale, le 70e anniversaire de l’indépendance », a-t-il affirmé.
Il a illustré cette coïncidence par une image forte, évoquant une conjonction entre le soleil et la lune, symbole de l’union entre spiritualité et souveraineté nationale.
L’indépendance, un combat continu
Au-delà de la dimension commémorative, Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance nationale, estimant que cet acquis exige un engagement permanent.
« La préservation de l’indépendance n’est pas moins importante que son acquisition », a-t-il souligné.
Le chef de l’État a également développé une vision élargie de la libération, qu’il considère comme un processus continu.
« La libération ne consiste pas uniquement à se libérer d’une domination extérieure, mais elle est un effort constant qui ne peut ni s’arrêter, ni faiblir, ni être interrompu », a-t-il déclaré.
Souveraineté du peuple et légitimité de l’État
Dans son discours, le président a mis en avant le lien entre souveraineté nationale et souveraineté populaire, estimant que la crédibilité de l’État à l’international repose sur l’expression réelle de la volonté du peuple.
« La souveraineté de l’État à l’extérieur suppose et exige la souveraineté du peuple à l’intérieur, conformément à sa volonté totale, à ce qu’il veut et choisit, sans aucune altération ni insuffisance », a-t-il affirmé, appelant à une gouvernance conforme aux aspirations des citoyens.
Il a également évoqué la nécessité de poursuivre le chemin tracé par le peuple tunisien afin de concrétiser toutes ses aspirations, notamment en matière de justice et de liberté.
« Pour que la Tunisie demeure libre et indépendante, où règnent la justice et s’épanouit la liberté », a-t-il encore souligné.
« Indomptable et fièrement irréductible à travers le temps », a-t-il ajouté pour décrire la Tunisie et son peuple.
Un message de soutien à la Palestine
Comme à l’accoutumée, Kaïs Saïed a conclu son discours par un message de solidarité avec le peuple palestinien, appelant à la victoire et à l’établissement de ses droits légitimes.
« Que Dieu accorde la victoire à nos frères en Palestine, les soutienne et leur facilite les voies du triomphe », a-t-il déclaré, réitérant son attachement à la création d’un État palestinien souverain avec Al-Qods pour capitale.
I.N.










