Dans le cadre du renforcement de la digitalisation du système de santé public, le ministère de la Santé a affirmé, vendredi 20 mars 2026, poursuivre la mise en œuvre d’une stratégie intégrée dont plusieurs composantes entrent en phase d’exploitation à partir de cette année, selon une réponse écrite à une question parlementaire portant sur la numérisation des services.
Identifiant de santé et dossiers médicaux numérisés
Le département a indiqué que ses priorités portent notamment sur la création d’un identifiant national de santé et la numérisation des dossiers médicaux scolaires et universitaires. Ces dispositifs devraient être opérationnels dès l’année prochaine.
Une plateforme nationale pour la vaccination
Parallèlement, une plateforme nationale dédiée à la vaccination est en cours de déploiement. Elle vise à centraliser l’ensemble des données relatives aux vaccins, y compris ceux contre la rage et les vaccinations internationales, avec une extension prévue au secteur privé.
Approvisionnement et suivi des médicaments
Le ministère a également fait état de l’avancement de la digitalisation du circuit d’approvisionnement en médicaments entre la pharmacie centrale et les établissements hospitaliers, ainsi que de la modernisation du système « e-pharmacie », destiné au suivi de la consommation des médicaments et des dispositifs médicaux.
Une plateforme de gestion de la chaîne du froid, déjà mise en service en 2025, est en cours d’installation dans 500 structures sanitaires.
Modernisation de la gestion interne
S’agissant de la gestion interne, deux systèmes d’information relatifs aux ressources humaines et aux équipements devraient entrer en exploitation en 2026. En parallèle, un système national multisectoriel portant sur les drogues et les addictions est en cours de développement.
Le ministère a également lancé plusieurs plateformes spécialisées, notamment dans les domaines de l’assistance médicale à la procréation, des banques d’yeux, ainsi que la plateforme « NAJDA », dédiée à la prise en charge des cas urgents liés aux syndromes coronariens aigus.
Approche « Une seule santé »
Un système d’information unifié fondé sur l’approche « Une seule santé », visant à relier et analyser de manière coordonnée les données humaines, animales et environnementales, est également en cours de mise en œuvre afin de renforcer les mécanismes d’alerte et de réponse face aux risques sanitaires.
Télémédecine et hôpital numérique
En matière de télémédecine, le ministère a rappelé le lancement, en 2025, du projet d’hôpital numérique. À ce jour, la téléradiologie couvre 31 hôpitaux régionaux, avec une moyenne de 90 examens scanner réalisés toutes les 24 heures.
Les consultations médicales à distance, démarrées en août 2025, ont permis d’assurer environ 780 actes dans quatre spécialités, au profit de 23 établissements hospitaliers.
Organisation du travail et accès aux soins
Concernant l’organisation du travail dans les structures publiques de santé, le ministère a précisé avoir instauré un programme d’activités complémentaires reposant sur l’introduction progressive de deux plages horaires quotidiennes. L’objectif est d’améliorer l’accès aux soins et de réduire la pression sur les services, selon une démarche expérimentale appelée à être évaluée avant une éventuelle généralisation.
N.J










