La nouvelle s’est propagée à toute vitesse, semant inquiétude et incompréhension. L’école primaire privée Cervin a brutalement fermé ses portes, laissant derrière elle des parents désemparés et des élèves privés de classe du jour au lendemain.
Sur les réseaux sociaux, les témoignages se multiplient. Entre colère et angoisse, plusieurs parents racontent une situation aussi soudaine qu’inexplicable. Au cœur de cette fermeture précipitée, un différend opposant la propriétaire de l’établissement à celle des locaux. Un conflit contractuel qui aurait dégénéré jusqu’à provoquer l’arrêt immédiat des activités, sans préavis.
Dans une publication Facebook datée du mardi 24 mars 2026, un parent témoigne :
« L’école privée de nos enfants a fermé du jour au lendemain. La directrice a vidé les lieux et a disparu sans aucune explication. Nos enfants se retrouvent aujourd’hui sans école, perturbés, stressés et en pleine incertitude sur leur avenir scolaire. En cours d’année, quelle école peut les accepter ? Quelle solution avons-nous ? Personnellement, j’ai trois enfants qui se sont retrouvés sans école. Nous demandons des réponses immédiates et des mesures urgentes pour protéger nos enfants et leur droit à l’éducation. Merci de partager pour faire entendre notre voix. »

Face à l’ampleur de la situation, le commissariat régional à l’éducation s’est rapidement saisi du dossier. Objectif : comprendre les circonstances de cette fermeture et éviter une rupture dans le parcours scolaire des élèves concernés.
Intervenant mercredi 25 mars 2026 sur Mosaïque FM, dans l’émission Sbeh Ennes, une représentante du commissariat a confirmé le caractère temporaire de la fermeture, tout en tentant de rassurer. Selon elle, une reprise des cours est envisagée dès lundi prochain, afin de permettre aux élèves de retrouver un cadre scolaire dans les plus brefs délais.
Cet épisode relance, en creux, la question du cadre régissant l’enseignement privé en Tunisie. Alors que de plus en plus de familles s’y tournent, faute de confiance dans l’école publique ou à la recherche de meilleures conditions d’apprentissage, les incidents de ce type ne sont pas isolés. Fermetures soudaines, litiges administratifs ou conflits financiers viennent parfois perturber l’année scolaire, exposant les élèves à une instabilité préoccupante. De quoi interroger, une fois de plus, les mécanismes de contrôle, d’anticipation et de protection des élèves dans un secteur en pleine expansion.
N.J










