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Les Houthis annoncent une deuxième attaque contre Israël en 24 heures

Par Raouf Ben Hédi

La situation au Moyen-Orient continue de se détériorer, avec une succession d’attaques revendiquées, d’interceptions et de menaces militaires impliquant plusieurs acteurs régionaux et internationaux, laissant craindre une extension du conflit à de nouveaux théâtres.

Pour la première fois depuis le début des hostilités, les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué ce dimanche 29 mars 2026, une attaque contre Israël, affirmant avoir tiré une salve de missiles balistiques visant des objectifs militaires. Selon leurs déclarations, relayées par la presse internationale, cette opération s’inscrit dans une série d’actions appelées à se poursuivre, notamment en mer Rouge, ce qui pourrait affecter davantage les routes maritimes stratégiques.

Dans la foulée, les Houthis ont annoncé une seconde attaque en moins de 24 heures, confirmant leur volonté de s’inscrire dans une dynamique d’escalade régionale aux côtés de leurs alliés iraniens.

Extension du conflit et montée des tensions régionales

Parallèlement, plusieurs pays du Golfe ont fait état d’incidents sécuritaires. Les Émirats arabes unis ont annoncé être visés par des attaques de drones et de missiles. Leur ministère de la Défense a indiqué que les systèmes de défense aérienne étaient activés afin d’intercepter les menaces.

Le Koweït a également signalé avoir été ciblé par des « missiles et drones hostiles ». L’armée koweïtienne affirme que ses défenses aériennes sont intervenues pour repousser les attaques, précisant que les explosions entendues résultent d’interceptions en vol.

Cette multiplication d’incidents intervient dans un climat déjà extrêmement tendu entre Israël et l’Iran, qui continuent d’échanger des frappes directes et des menaces publiques.

Pressions militaires et diplomatie sous tension

Selon des informations relayées par la presse internationale, les États-Unis renforcent par ailleurs leur posture militaire dans la région, tandis que le Pentagone se préparerait à des scénarios d’opérations sur le terrain en Iran, sans qu’une décision finale n’ait été prise. Ces options, évoquées par des responsables américains, n’iraient pas jusqu’à une invasion à grande échelle mais pourraient inclure des actions ciblées.

Dans ce contexte, les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de frapper des universités américaines situées au Moyen-Orient, en représailles à des frappes attribuées à Israël et aux États-Unis. Téhéran exige une condamnation officielle de ces attaques sous peine de représailles.

L’escalade s’est encore accentuée avec une nouvelle menace iranienne visant le porte-avions américain USS Abraham Lincoln, que Téhéran dit vouloir cibler s’il s’approche de zones considérées comme à portée de tir.

Sur le plan diplomatique, des responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens doivent se réunir à Islamabad pour tenter d’engager des discussions visant à contenir l’embrasement.

R.B.H

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