La chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis a décidé, mercredi 1er avril 2026, de rejeter la demande de libération du député Ahmed Saïdani et de reporter son procès au 8 avril, apprend Business news de sources concordantes.
Le 19 février, la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné à huit mois de prison pour atteinte à autrui via les réseaux publics de télécommunications. Poursuivi dans le cadre de cette affaire, il avait fait l’objet d’un mandat de dépôt et avait été renvoyé devant la juridiction alors qu’il était déjà en détention.
Une affaire déclenchée début février
Le député avait été interpellé le 4 février. Les poursuites reposent sur l’article 86 du Code des télécommunications, qui sanctionne les atteintes à autrui commises via les réseaux publics.
Selon les éléments avancés, les faits concernent des publications diffusées sur sa page Facebook, jugées attentatoires à la personne du président de la République. La procédure a été engagée à la suite d’une auto-saisine du ministère public. Après son arrestation, Ahmed Saïdani avait été placé en garde à vue pendant 48 heures, avant son incarcération.
Vives réactions au Parlement
Cette arrestation a suscité des réactions au sein de l’Assemblée des représentants du peuple. Le bloc de la Ligne nationale souveraine, auquel appartient le député, a dénoncé une « violation manifeste » des procédures légales et réclamé sa libération.
Le groupe a également estimé que cette interpellation portait atteinte aux principes liés à l’immunité parlementaire, censée protéger les députés dans l’exercice de leurs fonctions.
R.B.H











