Le Théâtre municipal de Tunis s’apprête à fermer ses portes à partir du 1er mai prochain pour une durée estimée à cinq mois, dans le cadre d’un programme de travaux de maintenance et de réhabilitation. L’annonce a été faite par Besma Majeri, cheffe du service des affaires culturelles à la municipalité de Tunis, lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale.
Inauguré le 20 novembre 1902, le Théâtre municipal – anciennement connu sous les appellations « Casino de Tunis » et « Bonbonnière » – constitue un monument emblématique du patrimoine culturel de la capitale. Conçu par l’architecte Jean-Émile Resplandy, cet édifice centenaire incarne une part importante de l’histoire artistique, culturelle et même nationale du pays.
Modernisation des infrastructures techniques
Les travaux programmés visent principalement à améliorer les conditions d’exploitation du théâtre et à préserver ce monument classé patrimoine national. Plusieurs interventions techniques sont prévues, notamment l’installation de systèmes de climatisation et de chauffage dans les différentes salles (espaces scéniques, salles de répétition et locaux techniques).
Par ailleurs, un dispositif de pompage des eaux sera mis en place au niveau du sous-sol afin de faire face aux infiltrations récurrentes, dues notamment à la proximité de la nappe phréatique dans cette zone proche du lac de Tunis.
Sécurité et mise à niveau des équipements
Le chantier inclura également la rénovation complète du réseau électrique, jugé vétuste, ainsi que le renforcement du système de sécurité incendie. Ces mesures visent à garantir la sécurité des artistes, du personnel et du public, dans un espace qui connaît une forte fréquentation tout au long de l’année.
Vers une révision de la programmation artistique
Au-delà de l’aspect technique, la municipalité entend profiter de cette fermeture pour revoir les critères de programmation artistique. Besma Majeri a ainsi indiqué qu’une réflexion est en cours afin d’améliorer la qualité des spectacles accueillis, en privilégiant des productions en adéquation avec le statut et le prestige du lieu.
Cette réhabilitation s’inscrit dans une volonté plus large de valorisation des infrastructures culturelles publiques, dans un contexte où la préservation du patrimoine et l’optimisation de son exploitation constituent des enjeux majeurs pour les autorités locales.
S.H










