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Plus de 3400 patients en attente de greffe, le déficit de donneurs pointé du doigt

Par Nadya Jennene

La transplantation d’organes en Tunisie demeure confrontée à un défi majeur de santé publique, à la croisée des enjeux médicaux, scientifiques et sociétaux. Selon le Dr Jalel Zayadi, directeur général du Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes, plus de 3400 patients sont inscrits sur les listes d’attente.

Intervenant mardi 7 avril 2026 sur les ondes de la Radio nationale, il a précisé que 1670 patients nécessitent une greffe de rein, tandis qu’entre 50 et 60 malades attendent une transplantation cardiaque. Par ailleurs, plus de 1700 personnes sont en attente d’une greffe de cornée, illustrant l’ampleur des besoins à l’échelle nationale.

Sur le plan médical, la réussite d’une greffe repose essentiellement sur la compatibilité immunologique entre le donneur et le receveur. Le système immunitaire identifie le greffon comme un corps étranger, ce qui peut provoquer un rejet. Afin de prévenir ce risque, des examens rigoureux de compatibilité tissulaire et sanguine sont réalisés en amont de toute intervention.

Les avancées scientifiques, notamment dans le domaine des traitements immunosuppresseurs, ont permis d’améliorer significativement les taux de réussite des transplantations. Administrés à vie, ces traitements limitent la réponse immunitaire et réduisent les risques de rejet, qu’il soit aigu ou chronique. Toutefois, ils impliquent une vigilance accrue, en raison de leur impact sur le système immunitaire et du risque d’infections qu’ils engendrent, nécessitant ainsi un suivi médical strict.

Malgré ces progrès, le manque de donneurs constitue le principal frein au développement de la transplantation en Tunisie. Le pays ne compte actuellement que 19.000 donneurs officiellement enregistrés, un chiffre largement insuffisant au regard des besoins. Selon le Dr Zayadi, atteindre un seuil d’un million de donneurs permettrait d’améliorer sensiblement les résultats cliniques et de réduire les délais d’attente.

Au-delà des considérations médicales, la promotion du don d’organes passe par un travail de sensibilisation en profondeur. Le responsable a insisté sur la nécessité de lever les réticences, souvent liées à des facteurs culturels ou à un déficit d’information, afin d’encourager cet acte de solidarité.

Il a enfin rappelé que le don d’organes en Tunisie est un acte volontaire, strictement encadré par la loi, et entièrement pris en charge par l’État. Les opérations de transplantation, ainsi que le suivi post-opératoire, sont assurés gratuitement, garantissant ainsi un accès équitable aux soins pour l’ensemble des patients.

N.J

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