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Acheter moins cher grâce aux enchères de la douane ? Ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Par Myriam Ben Zineb

Les ventes aux enchères organisées par la douane tunisienne suscitent un intérêt croissant, mais restent encore mal comprises du grand public. Invité mardi 7 avril 2026 sur Express FM, le consultant-expert en questions douanières et de change, Jalel Haykel, a détaillé leur fonctionnement, tout en revenant sur le régime « RS », souvent source de confusion.

Des marchandises saisies ou non régularisées

Les biens proposés à la vente par la douane proviennent principalement de marchandises saisies dans le cadre d’infractions douanières, de décisions judiciaires ou encore de situations de non-régularisation.

Il peut s’agir, par exemple, de produits importés sans déclaration conforme ou sans paiement des droits exigés. Lorsque les délais de régularisation, généralement fixés à quelques mois, ne sont pas respectés, ces marchandises sont définitivement confisquées au profit de l’État, puis orientées vers la vente aux enchères.

Une large diversité de produits… avec des exceptions

Les ventes concernent une grande variété de biens, allant des voitures et motos aux équipements électroménagers, en passant par des moteurs ou encore du bétail dans certaines régions.

Certains produits sont toutefois exclus du dispositif, notamment ceux jugés dangereux, non conformes ou contraires à la réglementation, à l’image des stupéfiants ou de certaines marchandises nocives, qui sont détruits.

La nature des biens dépend également des zones. Dans les ports, les saisies portent souvent sur des véhicules et des équipements, tandis que dans les régions frontalières, elles concernent davantage des marchandises issues de la contrebande.

Un système désormais basé sur les plis fermés

Contrairement aux enchères publiques classiques, où les participants surenchérissent en direct, le système actuel repose sur un mécanisme plus encadré.

Les ventes se font désormais par soumissions sous plis fermés, garantissant davantage de transparence, d’égalité entre les participants et de confidentialité.

Les annonces sont publiées sur le site officiel de la douane ainsi que dans la presse. Chaque bureau de douane organise ses propres ventes, sous la coordination d’une structure centrale chargée de la gestion des marchandises saisies.

Comment participer ?

Le processus est ouvert à tous les citoyens. Il consiste d’abord à consulter les annonces publiées par la douane, puis à se rendre sur place pour inspecter les marchandises. Le participant retire ensuite un formulaire, dépose une offre dans une enveloppe fermée et verse une caution généralement comprise entre 5 % et 10 % du prix de départ.

L’offre la plus élevée remporte la vente, tandis que les cautions des autres participants sont restituées.

Les biens sont souvent vendus en lots et non à l’unité, ce qui implique pour les acheteurs d’évaluer avec précision la valeur globale des marchandises proposées.

Un marché dynamique et des opportunités réelles

Selon Jalel Haykel, ces ventes représentent de véritables opportunités, notamment pour les particuliers à la recherche de véhicules ou pour les professionnels souhaitant acquérir du matériel.

Certaines personnes en ont même fait une activité à part entière, achetant des marchandises pour les revendre ensuite. Les prix restent néanmoins compétitifs, les participants prenant soin d’évaluer les produits avant de soumettre leurs offres.

Certains types de marchandises, comme les boissons alcoolisées, restent toutefois réservés aux professionnels disposant des autorisations nécessaires.

Un double objectif économique

Au-delà de leur dimension commerciale, ces ventes permettent à l’État de générer des recettes tout en réinjectant les marchandises dans le circuit économique, évitant ainsi leur accumulation dans les dépôts douaniers.

Un dispositif accessible, mais encore méconnu

En conclusion, Jalel Haykel insiste sur l’accessibilité de ces mécanismes, appelant les citoyens à consulter régulièrement les annonces publiées par la douane.

« Ces ventes ne sont pas réservées à une catégorie particulière. Tout le monde peut y participer », a-t-il souligné, invitant à mieux s’informer pour saisir les opportunités qu’elles offrent.

M.B.Z

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