Le bureau exécutif de l’Union régionale du travail de Sfax, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a publié, mardi 7 avril 2026, un communiqué dans lequel il alerte sur « la détérioration accélérée de la situation économique et sociale en Tunisie », marquée notamment par une hausse jugée « sans précédent » des prix.
Dans ce texte, la structure syndicale régionale souligne que « l’augmentation folle et continue des prix », en particulier des produits de base, des fruits et légumes ainsi que des viandes blanches et rouges, a atteint des niveaux inédits. Une situation qui empêche désormais le citoyen de faire face au coût de la vie et plonge des milliers de familles dans la précarité.
L’organisation dénonce également « le silence suspect du gouvernement » et son incapacité à contenir cette flambée, pointant une dégradation généralisée du pouvoir d’achat.
Pénuries et médicaments introuvables : une inquiétude croissante
Le communiqué met en garde contre l’aggravation des pénuries de produits de base, ainsi que les ruptures répétées de certains médicaments essentiels. Une situation préoccupante, qui expose la santé des citoyens et révèle, selon le syndicat, les limites des politiques publiques actuelles à garantir les conditions minimales d’une vie digne.
Appel à des négociations urgentes sur les salaires
Face à cette conjoncture, l’Union régionale du travail de Sfax tient le gouvernement pour pleinement responsable de la situation et appelle à l’ouverture « immédiate » d’un nouveau cycle de négociations sociales. L’objectif étant d’ajuster les salaires à la hausse des prix, notamment à travers l’application des augmentations dues dans le secteur privé au titre de l’année 2025.
Le syndicat avertit par ailleurs que la poursuite de la politique de temporisation ne fera qu’accentuer les tensions sociales.
Tout en réaffirmant son attachement au dialogue « sérieux et responsable », la structure syndicale insiste sur la détermination de la classe ouvrière à défendre son pouvoir d’achat, se disant prête à recourir à « toutes les formes de lutte légitimes » face à ce qu’elle qualifie de dégradation alarmante de la situation.
M.B.Z










