La procédure pour détention présumée de stupéfiants visant l’eurodéputée LFI Rima Hassan a été classée sans suite, jeudi 9 avril 2026, après des analyses n’ayant révélé aucune trace de drogue de synthèse. Une décision judiciaire qui intervient dans un dossier plus large, marqué par plusieurs volets distincts et une forte médiatisation.
Une procédure classée, une autre toujours en cours
Le classement sans suite concerne exclusivement le volet lié aux accusations de détention de substances illicites, apparues à la suite d’une fouille des effets personnels de l’eurodéputée lors de sa garde à vue début avril.
Selon les conclusions des analyses, aucun élément ne permet de caractériser une infraction liée à des stupéfiants. Cette décision met fin à ce pan de l’affaire.
En revanche, une autre procédure demeure en cours. Elle concerne une enquête pour « apologie du terrorisme en ligne », ouverte après une publication du 26 mars sur le réseau social X. Dans ce message, depuis supprimé, Rima Hassan évoquait notamment Kozo Okamoto, figure liée à une attaque meurtrière en 1972.
Le parquet de Paris a confirmé que l’eurodéputée sera jugée devant le tribunal correctionnel le 7 juillet. Cette procédure a été engagée en flagrance, sans nécessité de lever son immunité parlementaire.
Une séquence judiciaire sous tension
Les faits remontent à une journée particulièrement tendue sur le plan judiciaire. Convoquée à la police judiciaire de Paris, Rima Hassan a été placée en garde à vue avant d’être remise en liberté le jour même.
Dans la foulée, une nouvelle convocation lui a été adressée dans le cadre d’une autre enquête, cette fois devant la brigade de répression de la délinquance aux personnes.
C’est également lors de cette séquence que des informations ont circulé sur la découverte supposée de substances, présentées comme du CBD et de la 3-MMC. L’eurodéputée a immédiatement contesté ces accusations, affirmant qu’elles reposaient sur des « fuites illégales » et assurant n’avoir été en possession que de CBD, légal en France.
LFI dénonce un « naufrage médiatique »
Dans un message publié par Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise dénonce une « énorme manipulation », estimant que la décision de classement sans suite confirme le caractère infondé des accusations liées aux stupéfiants.
Le mouvement pointe un emballement médiatique, nourri par des informations erronées largement relayées avant même les conclusions des analyses. Il évoque un « naufrage médiatique » et met en cause la diffusion de « fuites illégales et mensongères » ayant contribué à accréditer ces soupçons.
La formation politique annonce avoir saisi l’Arcom et réclame des rectifications ainsi que des excuses publiques. Elle appelle également à faire toute la lumière sur l’origine de ces fuites et à sanctionner leurs auteurs.
Jean-Luc Mélenchon insiste, pour sa part, sur la nécessité d’établir les responsabilités dans cette affaire, révélatrice de dérives dans le traitement médiatique et judiciaire du dossier.
M.B.Z










