De nouvelles inquiétudes émergent autour de la situation environnementale dans le bassin minier. Dans une publication datée du jeudi 9 avril 2026, le député Mohamed Ali a tiré la sonnette d’alarme après des émissions gazeuses qu’il qualifie de « dangereuses » en provenance du Groupe chimique tunisien (GCT) à Mdhilla, dans le gouvernorat de Gafsa.
L’élu affirme que ces émanations, survenues le jour même, ont provoqué des cas de malaises parmi les habitants de la région, en plus d’impacts environnementaux notables. Un épisode qui, selon lui, illustre une nouvelle fois la gravité d’une situation ancienne et récurrente.
Il dénonce ainsi une réalité « devenue insupportable », marquée par l’absence de solutions durables malgré des années d’alertes répétées.
Des alertes répétées restées sans effet
Mohamed Ali assure avoir, à plusieurs reprises, interpellé des responsables locaux, régionaux et nationaux sur les risques encourus par les populations, notamment lors de visites de terrain et de rencontres avec des citoyens et des travailleurs. Il indique avoir insisté, à chaque occasion, sur la nécessité de mettre en place toutes les mesures préventives nécessaires afin de garantir la sécurité des travailleurs et des habitants, regrettant que ces avertissements n’aient pas été suivis d’effets concrets.
Le député établit également un parallèle avec la situation environnementale à Gabès, évoquant les mouvements de protestation liés à la pollution industrielle et mettant en garde contre une extension de la crise à d’autres zones, dont Mdhilla — un scénario qui, selon lui, semble désormais se confirmer.
Retards, responsabilités et urgence d’agir
Au-delà du constat, l’élu pointe du doigt ce qu’il considère comme un décalage entre les engagements annoncés et leur mise en œuvre effective. Il s’interroge notamment sur les retards enregistrés dans la réalisation d’une unité de traitement destinée à réduire les émissions polluantes, un projet attendu de longue date.
Face à cette situation, Mohamed Ali appelle à une clarification des responsabilités et à des mesures urgentes pour limiter les émissions et protéger la santé des habitants. Il plaide également pour une approche qui privilégie le droit à un environnement sain sur les impératifs économiques.
Enfin, il affirme soutenir toute initiative visant à porter le dossier devant les instances concernées, dans l’espoir d’une intervention rapide pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « saignement environnemental continu ».
Dans une région où les questions écologiques et sanitaires restent étroitement liées à l’activité industrielle, cette nouvelle alerte relance le débat sur la capacité des autorités à concilier développement économique et protection des populations.

R.B.H










