La chambre d’accusation a décidé, en date du 10 avril 2026, de renvoyer les accusés dans l’affaire du meurtre de l’avocate Mongia Manaï devant la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis, pour des faits de « meurtre avec préméditation et participation à celui-ci ».
Cette décision intervient après l’avancement des investigations ayant permis de cerner les responsabilités dans ce crime particulièrement violent.
Un corps retrouvé dans un canal à La Manouba
Le corps de la victime avait été découvert le 26 avril 2025, coincé dans une grille filtrante du canal des eaux du Nord, au niveau du complexe sportif de La Manouba. La dépouille, entièrement brûlée et dénudée, avait rapidement été identifiée grâce à des analyses génétiques réalisées par la police technique et scientifique.
Les enquêteurs s’étaient ensuite rendus au domicile de la victime, situé à Chabaou, où ils avaient relevé des traces de sang ainsi que des restes de vêtements calcinés dans un sous-sol, orientant les soupçons vers un crime commis dans ce lieu.
Des soupçons dirigés vers le cercle familial
L’information judiciaire, ouverte initialement contre X pour homicide volontaire avec préméditation et complicité, a progressivement ciblé quatre personnes.
Trois suspects — le fils de la victime, son ex-mari et un ouvrier dans une station de lavage de voitures, également locataire du domicile — avaient été placés en garde à vue par la brigade de recherche et d’investigation de la Garde nationale de La Manouba, avant de faire l’objet de mandats de dépôt émis le 30 avril 2025.
Un quatrième suspect, également fils de la défunte, a quant à lui fait l’objet d’un mandat de recherche après avoir quitté le territoire.
Éléments techniques accablants
Les investigations ont notamment été appuyées par des enregistrements de caméras de surveillance. L’une d’elles a montré le fils de la victime en sa compagnie la veille du crime, tandis que les images du jour des faits avaient été supprimées.
D’autres caméras installées à proximité du domicile ont permis de consolider les soupçons pesant sur les suspects.
Selon les éléments du dossier, le meurtre aurait été commis avec la participation des deux fils de la victime et de son ex-mari, avec l’aide de l’ouvrier, sur fond de différends financiers.
M.B.Z











