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École fermée, comptes des parents débités : l’affaire Le Cervin prend une nouvelle tournure

Par Nadya Jennene

Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’école privée Le Cervin, dont la fermeture brutale en mars dernier avait déjà suscité une vive émotion. Alors que de nombreux élèves ont été contraints de rejoindre en urgence d’autres établissements, notamment publics, des parents dénoncent désormais des prélèvements bancaires maintenus malgré le transferts de leurs enfants.

Sur les réseaux sociaux, les témoignages continuent d’affluer, révélant une situation inacceptable par plusieurs familles. L’une d’elles affirme avoir honoré, en début d’année scolaire, l’intégralité des frais exigés par l’établissement, soit sous forme de paiement direct, soit via des traites couvrant toute l’année. Or, en dépit de la fermeture de l’école en plein mois de mars et du transfert de ses enfants vers un autre établissement, les frais de scolarité continuent d’être prélevés automatiquement.

« Il n’y a plus d’école, plus de service, mais les paiements continuent comme si de rien n’était », a déploré une maman, qui affirme avoir placé sa fille dans le public après la fermeture de l’établissement. Si elle dit avoir initialement choisi de ne pas engager de poursuites, elle considère aujourd’hui avoir été « lésée » et évoque une situation d’escroquerie. 

Plusieurs parents pointent également l’impossibilité de suspendre les traites déjà émises, certaines banques refusant, selon eux, d’interrompre ces prélèvements. Face à cette impasse, des appels à la mobilisation commencent à émerger, certains parents envisageant des actions collectives pour faire valoir leurs droits.

Cet épisode intervient dans un contexte déjà tendu. L’école primaire privée Le Cervin avait cessé ses activités de manière soudaine, laissant élèves et parents dans l’incertitude la plus totale. À l’origine de cette fermeture, un différend contractuel entre la direction de l’établissement et la propriétaire des locaux, qui aurait conduit à une interruption immédiate des cours, sans préavis ni solution alternative immédiate.

Malgré les assurances initiales des autorités éducatives évoquant une reprise rapide des cours, de nombreuses familles ont dû trouver, dans l’urgence, des solutions de repli pour éviter une année blanche à leurs enfants.

Aujourd’hui, la controverse prend une nouvelle dimension, mêlant désormais litige financier et sentiment d’injustice. Plusieurs parents dénoncent un manque de transparence et appellent à une intervention rapide des autorités compétentes pour faire toute la lumière sur cette affaire.

 La direction de l’école n’a, à ce stade, apporté aucune réaction officielle. Ni communiqué, ni clarification n’ont été publiés pour répondre aux accusations des parents, alimentant davantage le sentiment d’opacité et d’incompréhension.

N.J

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