Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Droits de l’Homme : Tunis demande un délai face à la pression onusienne

Par Sarra Hlaoui

La mission permanente de la Tunisie à Genève a adressé, le 31 mars 2026, une correspondance au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, sollicitant la prorogation du délai de réponse à une communication onusienne portant sur plusieurs figures publiques tunisiennes.

Cette demande intervient en réaction à la communication conjointe des procédures spéciales (AL TUN 1/2026), datée du 6 février 2026, relative notamment aux situations des magistrats Anissa Trichili et Afif Jaidi, des avocats Ayachi Hammami, Ahmed Souab, Abir Moussi et Ahmed Nejib Chebbi, ainsi que de la journaliste Chaima Issa.

Dans sa lettre, la mission diplomatique explique que la préparation de la réponse nécessite une coordination approfondie avec plusieurs instances judiciaires, un processus jugé chronophage. Elle évoque également les délais nécessaires pour consolider la position officielle de l’État tunisien et la transmettre via les canaux diplomatiques appropriés.

Des délais jugés contraignants

Par ailleurs, la Tunisie met en avant la multiplication des communications adressées par les mécanismes onusiens des droits de l’Homme, estimant que leur fréquence risque de surcharger le dispositif national chargé du suivi, en raison notamment de ressources humaines limitées.

Le document souligne également que les délais de réponse imposés par les titulaires de mandat onusiens sont souvent jugés trop courts. Les autorités tunisiennes indiquent avoir, à plusieurs reprises, recommandé leur révision afin de mieux tenir compte des capacités de traitement de l’administration.

La mission permanente conclut en renouvelant au Haut-Commissariat les assurances de sa haute considération, dans un contexte où ces dossiers sensibles continuent de susciter une attention internationale soutenue.

S.H

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

3 commentaires

  1. Gg

    Répondre
    13 avril 2026 | 22h11

    L’ONU pratique un deux poids deux mesures éhonté.
    Oui la Tunisie a des prisonniers politiques, des opposants empêchés de vivre, un droit d’expression sous condition.
    Mais chez les barbus iraniens, le mois dernier il y a eu 1689 exécutions de citoyens ordinaires qui manifestaient contre le régime. Depuis le début de l’année, on est a 45.000 disparus et/ou exécutés. Les barbus ont même une police sur deux roues, un mec conduit et l’autre tire, tous les jours depuis 50 ans.
    Et que dit la noble organisation des nations unies?
    Rien.
    Et ce n’est qu’un exemple!

    • Mohamed Mabrouk

      Répondre
      14 avril 2026 | 5h14

      Tapahont

      • Gg

        Répondre
        14 avril 2026 | 10h50

        Non, pourquoi ?
        Je vous écoute…

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *