La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a prononcé, lundi 13 avril 2026, des peines de dix ans de prison ferme à l’encontre de Yahia Khili, propriétaire de la société Instalingo, ainsi que de Soumaya Ghannouchi et Adel Daâdaâ, en plus d’autres accusés, assortissant ces condamnations d’amendes financières.
Considéré comme l’une des pièces maîtresses du dossier, Yahia Khili est souvent présenté comme la « boîte noire » de la société Instalingo, une entreprise de communication installée à Sousse et au cœur de soupçons de manipulation de l’opinion publique et de circuits financiers illicites.
Un dossier judiciaire tentaculaire
Ces condamnations interviennent dans un dossier d’une ampleur exceptionnelle, impliquant plusieurs dizaines de prévenus issus de sphères politiques, médiatiques et économiques. L’affaire porte notamment sur des accusations graves liées à l’atteinte à la sûreté de l’État, à la diffusion de contenus visant à influencer l’opinion publique, ainsi qu’à des soupçons de blanchiment d’argent.
Les investigations avaient été déclenchées autour des activités de la société Instalingo, spécialisée dans la production de contenus numériques, et soupçonnée d’avoir été utilisée comme plateforme pour orienter le débat public et servir certains agendas politiques.
Des condamnations qui s’inscrivent dans une série de jugements lourds
Le dossier a déjà donné lieu à des condamnations particulièrement sévères. En janvier 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis avait confirmé de lourdes peines contre plusieurs figures politiques et médiatiques, dont certaines dépassant les trente ans de prison, dans le cadre du même dossier.
Parmi les noms les plus marquants figurent notamment Rached Ghannouchi, condamné à 22 ans de prison, ou encore Hichem Mechichi, ancien chef du gouvernement, condamné par contumace à 35 ans de prison.
M.B.Z












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Citoyen_H
RENDONS À CÉSAR,
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