Une publication largement relayée ce mercredi 15 avril 2026 sur les réseaux sociaux affirme que la famille d’Abir Moussi aurait adressé un« appel urgent » au président Kaïs Saïed et à la ministre de la Justice Leila Jaffel, réclamant sa libération immédiate pour des raisons humanitaires et sanitaires.
Présentée comme un communiqué officiel, cette publication évoque notamment une dégradation de l’état de santé de la dirigeante du Parti destourien libre, ainsi que des préoccupations liées à ses conditions de détention et à sa situation familiale.

Aucun élément officiel ne confirme cette version
Vérification faite, aucun communiqué émanant de la famille d’Abir Moussi n’a été publié sur les canaux officiels ou connus. Ni ses avocats, ni sa sœur, ni les pages officielles du parti n’ont relayé une telle déclaration.
Ce silence contraste avec la portée et la gravité des informations avancées, qui auraient normalement suscité une communication coordonnée et identifiable.
Une déclaration du mari qui contredit le récit alarmiste
À l’inverse, le mari de la dirigeante, Taoufik Saïd, a publié mardi 14 avril un message après lui avoir rendu visite en détention. Il y affirme que son épouse « va bien », tout en transmettant un message de salutation à ses partisans.
Cette prise de parole, récente et directe, ne fait état ni d’une situation sanitaire critique ni d’un appel urgent aux autorités, contredisant ainsi les éléments centraux de la publication virale.

Une publication non étayée
Dans ces conditions, rien ne permet de confirmer l’authenticité du supposé communiqué attribué à la famille de Abir Moussi. L’absence de sources fiables, conjuguée à des éléments contradictoires, indique qu’il s’agit d’une information non fondée.
La publication attribuant à la famille d’Abir Moussi un appel urgent à sa libération est infondée et ne repose sur aucun élément vérifiable à ce stade.
Le 13 avril, le comité de défense d’Abir Moussi a tenu une conférence de presse à Paris pour dénoncer des poursuites qu’il juge « arbitraires » et une « dérive judiciaire ».
Les avocats affirment que son arrestation en octobre 2023, lors du dépôt de recours à la présidence, relevait d’un acte administratif normal et contestent la requalification des faits. Ils évoquent également des préoccupations liées aux conditions de détention, à ses droits fondamentaux et à l’empilement des procédures judiciaires visant la dirigeante du PDL.
S.H












