À l’approche du grand pèlerinage à la Mecque, les autorités saoudiennes ont dévoilé un dispositif de sanctions renforcées visant à garantir le respect des règles d’accès aux lieux saints. Toute infraction liée à l’obligation d’obtenir un permis de pèlerinage sera désormais lourdement sanctionnée, dans le cadre d’une stratégie visant à assurer la sécurité et la bonne organisation du rassemblement religieux.
Dans un communiqué officiel publié le 14 avril 2026, le ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé une série de mesures répressives à l’encontre des contrevenants aux instructions encadrant l’organisation du Hajj, en particulier l’obligation de disposer d’un permis pour accomplir le pèlerinage ou accéder à La Mecque et aux sites sacrés.
Ces dispositions s’inscrivent dans une démarche de prévention des risques et de régulation des flux de pèlerins, afin de garantir des conditions de sécurité, de sérénité et de fluidité pour l’ensemble des fidèles.
Selon le ministère, une amende pouvant aller jusqu’à 20.000 riyals saoudiens (15.000 dinars environs) sera infligée à toute personne ne disposant pas d’autorisation officielle pour accomplir le Hajj.
Cette sanction s’applique également aux détenteurs de visas de visite, quelle qu’en soit la catégorie, qui tenteraient d’entrer ou de séjourner à La Mecque ou dans les lieux saints durant la période allant du 18 avril au 31 mai.
Les autorités saoudiennes prévoient par ailleurs des sanctions financières nettement plus sévères, pouvant atteindre 100.000 riyals (soit plus de 75.000 dinars) dans plusieurs cas de figure.
Sont notamment visés les individus ayant sollicité la délivrance d’un visa de visite pour des personnes ayant tenté d’effectuer le Hajj sans permis, ou d’accéder aux lieux saints durant la période réglementée. Les autorités précisent que les amendes seront cumulées en fonction du nombre de personnes concernées.
Sont également concernés les actes de transport de détenteurs de visas de visite vers La Mecque ou les sites sacrés dans le but de contourner la réglementation.
De même, toute forme d’hébergement, de dissimulation ou d’assistance visant à permettre à des personnes non autorisées de séjourner dans la ville sainte ou ses environs est passible de sanctions financières importantes, là encore cumulables selon le nombre de contrevenants.
Le ministère saoudien de l’Intérieur a également annoncé que les pèlerins clandestins, qu’il s’agisse de résidents ou de personnes en situation irrégulière, seraient expulsées vers leur pays d’origine. Ces individus feront par ailleurs l’objet d’une interdiction d’entrée sur le territoire saoudien pour une durée de dix ans.
La saison du Hajj 2026 devrait démarrer le 18 mai pour se clôturer le 30 du même moi.
N.J










