Alors qu’un apaisement semblait se dessiner autour du détroit d’Ormuz, la situation a de nouveau basculé en l’espace de 24 heures, sur fond de déclarations contradictoires entre Washington et Téhéran.
Vendredi 17 avril 2026, les autorités iraniennes avaient annoncé la réouverture totale du détroit pendant toute la durée des négociations en cours, laissant entrevoir un retour à la normale dans cette zone stratégique. Une annonce rapidement confortée par Donald Trump, qui a confirmé la reprise de la navigation commerciale.
Mais le président américain a assorti cette confirmation d’une précision de taille : le maintien du blocus naval imposé aux ports iraniens, présenté comme un levier de pression dans le cadre des discussions, notamment autour du programme nucléaire de Téhéran.
C’est précisément ce point qui a provoqué la réaction iranienne.
Dans un communiqué relayé par les médias officiels samedi 18 avril, le commandement opérationnel Khatam Al-Anbiya a dénoncé un acte de « piraterie » et annoncé que « le détroit d’Ormuz est revenu à son état antérieur », désormais « sous la gestion et le contrôle rigoureux des forces armées ».
Téhéran conditionne désormais toute réouverture effective à la levée du blocus américain, exigeant le rétablissement d’une « liberté complète de navigation » pour les navires à destination ou en provenance de ses ports.
Ce revirement ravive immédiatement les incertitudes autour du statut réel de cette voie maritime essentielle, par laquelle transitaient, avant les tensions, près de 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole.
Au-delà de la guerre de communication, cette séquence met en lumière une divergence fondamentale : là où Washington évoque une ouverture du détroit tout en maintenant une pression économique maximale, Téhéran considère que cette ouverture est vide de sens tant que ses propres flux commerciaux restent entravés.
Dans un contexte déjà marqué par une forte volatilité des marchés énergétiques, cette nouvelle montée de tension pourrait rapidement se traduire par une hausse des prix du brut.
Pour des pays importateurs nets comme la Tunisie, une telle évolution ferait peser un risque immédiat sur les équilibres budgétaires, en alourdissant davantage la facture énergétique et le coût des subventions.
M.B.Z











4 commentaires
Salah tataouine
Vous nous parlez de la Tunisie qui va souffrir, du prix spot du brut qui flambe, et des subventions qui s’envolent. C’est vrai. C’est même d’une banalité à faire pleurer un chameau. C’est le Gyrophare. Celui qui clignote pour les badauds pendant que le moteur chauffe dans le garage.
Mais vous oubliez de descendre au Sous-Sol. Là où ça sent le pétrole brûlé et les câbles sous-marins.
La Tunisie ne souffre pas seulement du blocus d’Ormuz. Elle souffre de la Double Peine. Celle que vous ne voyez pas depuis votre bureau climatisé. Les miens, là-bas, triment pour exporter de l’Huile d’Olive et du Phosphate. Ils les vendent en Euros. La monnaie des vacances et des fromages qui puent. Mais quand il s’agit de remplir le réservoir de la voiture, d’acheter du blé pour le pain, ou des médicaments pour les hôpitaux, il faut sortir les Dollars. Et le Dollar, il se moque de l’Euro comme un cow-boy se moque d’un touriste égaré dans le désert.
Et ce n’est pas tout. Il y a la Triple Peine. Celle qui plombe le navire. L’ardoise. La Dette. 44 milliards de Dollars. Pas d’Euros. Des Dollars. Chaque fois que l’Euro baisse face au Dollar, le Trésor public doit racler les fonds de tiroir pour payer ses créanciers. On vend de l’huile d’olive en Euros, et on rembourse les banques en Dollars. C’est comme remplir un seau percé avec un robinet qui fuit.
Alors, votre « hausse des prix du brut », c’est la cerise sur le gâteau. Le vrai poison, c’est le Change. C’est le Pétrodollar. C’est le système qui fait que des pays comme la Tunisie triment pour amasser des Euros, et doivent les changer en Dollars pour acheter de quoi survivre et rembourser leurs dettes. Et pendant ce temps, d’autres achètent leur pétrole en Yuan.
Vous voulez une vraie analyse ? Arrêtez de compter les bateaux qui passent ou pas. Demandez-vous plutôt qui tient la pompe. Qui contrôle le GPS depuis Diego Garcia. Qui a posé les Câbles Internet par où transitent vos dépêches angoissées. Et surtout, qui imprime la Monnaie dans laquelle vos compatriotes paient leur essence, et celle que les miens doivent racheter à prix d’or pour survivre.
Voilà le Vrai Sous-Sol. Le reste, c’est de la météo marine pour plaisanciers du dimanche.
Signé : Salah, le Trappeur sans Bac.
Mécanicien des égouts géopolitiques, dépanneur des analyses en panne de fondations, et comptable de la Triple Peine
Roberto Di Camerino
L’Iran voulait tenir le reste du monde en otage. Ils pensaient pouvoir fermer le détroit aux autres nations tout en continuant à écouler leur pétrole sans difficulté. Mais Trump et son état-major se sont montrés plus chevronnés, plus intelligents, mieux équipés et surtout plus déterminés : ils ont mis en échec le blocus iranien, ils ont bloqué les iraniens eux-mémes.
Gg
Le titre est trompeur.
Suite à la réouverture du détroit par l’Iran, les américains ont levé leur blocus, mais bien sûr ils ont laissé les bateaux sur place en attendant un accord officiel avec l’Iran.
Ce dernier imaginait il que les bateaux américains allaient tout de suite rentrer à la maison? Faut pas les prendre pour des truffes, et de toutes façons il faudra que les eaux internationales soient libres de circulation sans condition…
Ce sera difficile.
Les iraniens font comme si le Liban leur appartenait, ce n’est pas le cas.
Le désarmement du hezbollah n’est encore qu’un voeu pieu, et le cadre des activités nucléaires de l’Iran reste à définir.
Salah tataouine
Bonjour Gg
Voilà le Vrai Sous-Sol. Le reste, c’est de la météo marine pour plaisanciers du dimanche. Et pendant qu ils comptent les bateaux qui passent ou pas, on doit savoir : il y a deux façons de voir le monde. celle des « journalistes », c’est l’IR classique(pensez detection des avions de guerre). ils foncent vers le point le plus chaud, la déclaration la plus brillante, le ‘spike’ de l’info. Facile à leurrer avec un communiqué bien senti. La notre, c’est l’IIR(detecter un f35?). La caméra thermique. Je ne regarde pas les points chauds. Je regarde la Silhouette. La Forme de la Zone 209, du Pétrodollar, de la Dette en Dollars. Et croyez-moi, même refroidie, elle est parfaitement visible pour qui sait lire le ciel.
Signé : Salah, le Trappeur sans Bac.
Mécanicien des égouts géopolitiques, dépanneur des analyses en panne de fondations, et comptable de la Triple Peine.
Détecteur IIR de vérités qui dérangent.