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Photo du jour — La tomate au prix fort

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Par Nadya Jennene

    Sur l’étal, elles brillent d’un rouge éclatant. Alignées avec soin, presque séduisantes, elles attirent le regard… avant de faire grincer les dents. À 5,3 dinars le kilo, la tomate — ingrédient roi de la cuisine tunisienne — est devenue, en ce printemps 2026, un produit que l’on observe davantage qu’on n’achète.

    Dans les marchés tunisiens, la scène est devenue familière. On s’approche, on s’informe, puis on repose. Le geste est lent, presque gêné. La salade, la chakchouka, les plats du quotidien — tous semblent soudain peser plus lourd sur le budget.

    Et le paradoxe n’échappe à personne : la tomate est, botaniquement, un fruit. Un fruit devenu presque inaccessible, dans un pays où les fruits eux-mêmes sont déjà largement hors de portée pour une grande partie des ménages. Fraises, bananes, oranges… autant de plaisirs saisonniers qui, ces dernières années, ont glissé du panier courant vers celui des petits luxes.

    Sur les réseaux sociaux, la tomate s’invite d’ailleurs partout. Entre sarcasme et colère, elle cristallise une frustration plus large. Car au-delà du chiffre, c’est tout un symbole qui vacille. La tomate n’est plus seulement un légume (ou fruit pour les puristes), elle est devenue le reflet d’un malaise plus profond, celui du pouvoir d’achat qui s’effrite.

    Derrière cette flambée, les explications se multiplient — hausse des coûts de production, perturbations de l’approvisionnement,  inondations, spéculation… Mais pour le consommateur, une seule réalité compte : remplir son panier coûte de plus en plus cher.

    N.J

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    2 commentaires

    1. zaghouan2040

      Répondre
      20 avril 2026 | 19h04

      Il n’y pas que la tomate qui est a un niveau de cherté inaccessible pour la plupart
      Il y a les oranges -6 DT le kg- les pommes les fraises les poires les forges le beurre, sans mentionner les fameuses bananes,similaires a du caviar
      L’escalope de poulet est a 19DT le kg
      Ces denrées de base ne sont parfois même pas disponibles au coeur de zones agricoles
      Les producteurs m’assurent qu’on vient acheter leur production, qui est normale (cap bon et alentours par exemple)
      Les marchands m’assurent que les légumes et fruits frais ne parviennent pas a Bir El Kassaa en quantité suffisante

      Qu’est ce qui se passe alors ????
      Que font les autorités ???

    2. Mhammed Ben Hassine

      Répondre
      20 avril 2026 | 17h17

      Dans un article recèlent de Md Maya bouallegui disait
      [Cette semaine, les autorités ont annoncé le retrait de lots de lait UHT impropres à la consommation. Goût suspect. Odeur douteuse. Enquête ouverte. Tout y est.
      Sauf l’essentiel SAUF L’ESSETIEL, LA MARQUE]
      Idem pour cet article nous savons tous les prix exorbitant des tomates et autres légumes Donc inutile de nous le rappeler. Le citoyen demande une explication cohérente L’administration se tait comme d’habitude,mais les journalistes ou sont ils passés leurs devoirs d’investigation pour éclairer le citoyen se croisent les bras ! Ils ne sont pas censés étaler leurs analyses politiques seulement, se qui se passe peut être normale l’Algérie en souffre aussi mais c’est un travail sur le terrain qui incombe inéluctablement aux journalistes alors faites vôtre devoir.
      Il ya qlq jours j’ai adressé un Email à Bn pour que Mr Houcin b Achour chroniqueur des questions économiques et budgétaires pour nous expliquer aux citoyens pourquoi la Bct dans ces moments difficiles met en circulation de nouveaux billet de 5d.sans repences.
      Si vous journalistes vous n’êtes pas à notre écoute qui va le faire.
      Tous mes respects

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