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Cinéma tunisien en panne : la centralisation signée Srarfi fait grincer tout un secteur

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Par Imen Nouira

    Silence, on bloque. Dans les coulisses du cinéma tunisien, les caméras sont prêtes, les équipes mobilisées, mais les autorisations, elles, restent coincées sur un bureau ministériel. En cause, selon les professionnels : une centralisation des signatures au cabinet d’Amina Srarfi qui grippe toute la machine. La conséquence étant un secteur à l’arrêt et une ministre directement pointée du doigt.

    Le Syndicat indépendant des réalisateurs producteurs (SIRP) a publié, lundi 20 avril 2026, un communiqué dans lequel il condamne ce qu’il qualifie de perturbation injustifiée du service de délivrance des autorisations de tournage en Tunisie. L’organisation professionnelle affirme que ces autorisations étaient auparavant accordées dans des délais raisonnables par l’administration compétente, selon les procédures en vigueur.

    Dans son texte, le syndicat exprime sa vive inquiétude face à une situation qu’il estime de nature à freiner l’activité audiovisuelle et cinématographique, à un moment où les besoins de réactivité et de simplification administrative sont jugés essentiels pour les opérateurs du secteur.

    Une centralisation des signatures mise en cause

    Selon le communiqué du SIRP, les autorisations de tournage seraient désormais transmises au cabinet de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi pour signature. Le syndicat considère cette procédure comme inhabituelle et estime qu’elle allonge les délais de traitement des demandes.

    Toujours selon la même source, cette nouvelle organisation administrative aurait plusieurs conséquences directes : retards dans l’obtention des autorisations, préjudice pour les demandeurs du service et perturbation du déroulement normal des projets en cours.

    Pour les professionnels concernés, les délais d’autorisation représentent un enjeu central, notamment lorsqu’il s’agit de planifier des tournages, mobiliser des équipes techniques, réserver du matériel ou coordonner la disponibilité des lieux de production.

    Le SIRP invoque la modernisation de l’administration

    Le syndicat affirme également que cette démarche ne correspond pas aux principes de modernisation de l’administration ni aux objectifs de lutte contre la bureaucratie.

    Dans son communiqué, il appelle ainsi les autorités à prendre des mesures urgentes afin de rétablir le fonctionnement habituel du service concerné. Il réclame notamment que l’administration compétente retrouve la capacité de délivrer les autorisations de tournage dans les délais antérieurement pratiqués.

    Une menace d’escalade syndicale

    Le SIRP indique par ailleurs qu’il reste attaché à la défense des intérêts de ses adhérents et des professionnels qu’il représente. À ce titre, il prévient qu’il se réserve le droit de recourir à des formes de mobilisation légales si cette situation de blocage devait se poursuivre.

    Cette prise de position traduit la montée des tensions autour d’un dossier sensible pour les acteurs de la production audiovisuelle, dans un secteur où les calendriers de réalisation dépendent souvent d’autorisations administratives obtenues dans des délais courts.

    Un enjeu pour l’écosystème audiovisuel

    Les autorisations de tournage constituent une étape indispensable pour de nombreuses productions, qu’il s’agisse de films, séries, documentaires, émissions ou contenus publicitaires. Tout ralentissement dans leur délivrance peut affecter l’ensemble de la chaîne de production : producteurs, réalisateurs, techniciens, intermittents, prestataires et diffuseurs.

    I.N.

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