Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a annoncé, dans un communiqué publié lundi 20 avril 2026, que son trésorier a été empêché de quitter le territoire national, dimanche, à l’aéroport de Tunis-Carthage, alors qu’il devait participer à une activité internationale liée aux questions migratoires.
Selon le forum, l’intéressé a été intercepté le 19 avril et s’est vu notifier une convocation à comparaître devant l’unité nationale de recherche dans les crimes financiers complexes. Cette mesure s’inscrit, d’après la même source, dans le cadre d’une enquête en cours visant l’organisation depuis avril 2025.
Audition et poursuite de l’enquête
Le lendemain, lundi 20 avril, le trésorier du FTDES s’est présenté aux services concernés, où il a été informé que son audition s’inscrivait dans la continuité d’investigations déjà engagées. Le forum précise qu’il a répondu à l’ensemble des questions portant sur les activités de l’organisation, ses sources de financement et ses mécanismes de gestion financière.
À l’issue de cette audition, une nouvelle convocation lui a été remise pour le vendredi 24 avril 2026. Celle-ci s’accompagne, selon le communiqué, des mêmes documents ayant déjà fait l’objet d’un examen par les services compétents, notamment la brigade de recherches et de lutte contre l’évasion fiscale relevant de la direction générale des impôts au ministère des Finances.
« Un contexte de pression sur la société civile »
Dans son communiqué, le FTDES affirme suivre « avec transparence » l’évolution de cette affaire et s’engage à informer l’opinion publique de toute procédure visant ses activités. L’organisation souligne son « plein respect de la loi » et assure de la régularité de sa gestion administrative et financière, conformément aux dispositions du Décret-loi n°88 de 2011 relatif aux associations.
Le forum estime toutefois que ces procédures ne peuvent être dissociées, selon ses termes, du « contexte politique » actuel en Tunisie, qu’il qualifie de marqué par une tendance à « criminaliser le travail associatif ».
« Notre voix restera toujours plus forte », conclut le communiqué.
S.H










