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« Les gens veulent atterrir là où ont atterri Abdelhalim et Om Kalthoum » : la sortie lunaire de Rachid Amri

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Par Sarra Hlaoui

    Une déclaration du ministre des Transports, Rachid Amri, prononcée lors d’une séance plénière, lundi 20 avril 2026, consacrée aux questions orales des députés, n’est pas passée inaperçue.

    En défendant la centralité de l’aéroport international de Tunis-Carthage, le ministre a affirmé que « les gens veulent atterrir à Tunis-Carthage », avant d’ajouter, dans une formule qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux : « Les gens veulent atterrir là où ont atterri Abdel Halim Hafedh et Om Kalthoum. C’est ce que disent les pronostics que nous avons effectués ».

    Une référence pour le moins inattendue, mobilisée pour justifier l’attractivité de l’aéroport de Tunis-Carthage face aux débats sur le rôle des aéroports régionaux.

    Une défense de Tunis-Carthage, sur fond de débat sur les aéroports intérieurs

    Au-delà de la formule, le ministre a insisté sur le fait que cette position ne signifiait pas un désengagement vis-à-vis des autres aéroports, assurant que le gouvernement travaille parallèlement à redynamiser les infrastructures aéroportuaires intérieures, avec des projets qui devraient commencer à se concrétiser en 2026.

    Mais c’est surtout le registre employé qui a retenu l’attention. En invoquant la mémoire d’icônes arabes, présentées comme des « pronostics », pour défendre une orientation en matière de transport aérien, le ministre a mêlé patrimoine symbolique et argumentaire technique, dans une intervention qui a surpris jusque dans l’hémicycle.

    Une petite phrase appelée à faire parler

    Si l’intention était visiblement de souligner le poids historique et symbolique de Tunis-Carthage, la formule risque de nourrir les commentaires, tant elle tranche avec le langage habituellement attendu dans un débat sur les politiques publiques de transport.

    Car en matière d’infrastructures, les attentes portent généralement sur les capacités, les investissements, la connectivité ou la rentabilité — plus rarement sur l’héritage laissé par Abdelhalim Hafedh et Om Kalthoum. Pourtant, c’est bien sur ce terrain que le ministre a choisi de placer, au moins pour un instant, le débat.

    S.H

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    Commentaire

    1. zaghouan2040

      Répondre
      20 avril 2026 | 21h10

      Et j’ajouterais aussi « Mickael Jackson ,Frédéric Mitterand et Dédé La Saumure »

    Répondre

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