Au cœur d’un quartier de Hammam Lif, plusieurs sangliers — adultes et petits — ont été filmés en train de s’abandonner à une activité aussi naturelle qu’inattendue en milieu urbain : un bain de boue, savouré avec une tranquillité presque insolente. Loin de toute agitation, les animaux se roulent, s’ébrouent, s’attardent dans la terre humide, comme s’ils avaient trouvé là un refuge improvisé, un coin de nature au milieu du béton.

La scène, d’une simplicité désarmante, a immédiatement conquis les internautes. Très vite, les commentaires ont afflué, oscillant entre humour, tendresse et autodérision. « Eux au moins savent profiter de la vie », écrit l’un. « Le vrai luxe, c’est ça », ironise un autre. Certains vont même jusqu’à envier ces visiteurs inattendus, visiblement ravis de leur escapade urbaine, transformée en moment de pur plaisir.





Ce qui frappe, au-delà de l’aspect comique, c’est le contraste avec les réactions habituelles suscitées par la présence de sangliers dans les zones habitées. Ces derniers mois, leur apparition dans plusieurs quartiers avait plutôt alimenté inquiétudes et débats, entre crainte pour la sécurité des riverains et interrogation sur la progression de la faune sauvage vers les espaces urbains.
Mais cette fois, le récit a changé de ton. La peur a cédé la place à la curiosité, et la méfiance à une forme d’amusement collectif. Comme si, le temps d’une vidéo, la frontière entre ville et nature s’était faite plus poreuse, laissant place à une cohabitation inattendue — et presque attendrissante.
N.J












