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Campagne virale visant Lotfi Bouchnak : l’Institut arabe des droits de l’Homme saisit la justice

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Par Imen Nouira

    La controverse visant Lotfi Bouchnak prend une tournure judiciaire. Après plusieurs jours de polémique sur les réseaux sociaux, la riposte s’organise. L’Institut arabe des droits de l’Homme a annoncé, lundi 27 avril 2026, avoir documenté les publications visant l’artiste tunisien et préparer une action en justice.

    Dans un communiqué publié le même jour, l’organisation indique être en train d’engager les procédures légales nécessaires à la suite d’une campagne qu’elle juge diffamatoire, menée sur les réseaux sociaux à travers publications, commentaires et republications massives d’anciens contenus liés à l’institution et à ses partenaires.

    Une campagne jugée diffamatoire

    L’Institut affirme être la cible d’une campagne fondée sur de « fausses allégations » et des « contrevérités organisées », visant selon lui sa mission de promotion de la culture des droits humains et de diffusion des valeurs humanistes.

    Il considère que cette séquence repose sur l’exploitation de contenus anciens publiés sur ses plateformes numériques, remis en circulation afin de porter atteinte à sa réputation, ainsi qu’à celle de ses collaborateurs, partenaires et bénévoles.

    L’organisation souligne que plusieurs personnes impliquées dans ses activités agissent à titre volontaire, en consacrant temps et efforts à des causes liées aux droits humains, à l’éducation civique et à l’inclusion sociale.

    Le clip au cœur de la controverse date de 2021

    Au centre de la polémique figure un clip musical intitulé « شكراً تونس » (« Merci Tunisie »), largement relayé ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

    L’Institut précise que cette production remonte à 2021 et qu’elle avait été réalisée à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié. Il insiste sur le fait que cette œuvre n’a aucun lien avec les débats actuels relatifs à l’immigration subsaharienne ou aux tensions contemporaines autour de la question migratoire.

    Selon le communiqué, la remise en circulation récente de cette vidéo s’inscrit dans une stratégie de confusion consistant à présenter un contenu ancien comme un message actuel.

    Une collaboration ancienne avec Lotfi Bouchnak

    L’Institut arabe des droits de l’Homme rappelle également que ce clip s’inscrivait dans une coopération de longue date avec Lotfi Bouchnak, décrite comme bénévole et fondée sur un engagement commun en faveur de causes humanitaires et citoyennes.

    Cette collaboration aurait donné lieu, au fil des années, à plusieurs chansons consacrées à différents thèmes, notamment la paix, la guerre, l’environnement, l’éducation ou encore le handicap.

    L’organisation rend hommage à l’artiste, qu’elle présente comme une figure nationale reconnue pour ses positions patriotiques constantes et son engagement en faveur des causes arabes.

    L’Institut affirme poursuivre sa mission

    Dans son communiqué, l’organistaion estime que cette campagne ne saurait remettre en cause ses activités ni entamer sa détermination. Il rappelle intervenir dans plusieurs domaines, notamment l’éducation aux droits humains, la réflexion sur les politiques éducatives, la diffusion de la citoyenneté, l’éducation des adultes et l’alphabétisation, ainsi que l’accompagnement des catégories vulnérables.

    Rappel des faits : une ancienne chanson redevenue virale

    Ces derniers jours, Lotfi Bouchnak s’est retrouvé au centre d’une vive polémique en ligne après la republication massive d’une ancienne chanson produite en 2021 en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

    Présenté hors de son contexte initial, ce contenu a suscité de nombreuses réactions hostiles, certains internautes accusant l’artiste de soutenir des politiques d’installation durable d’étrangers en Tunisie ou de porter atteinte à l’identité nationale.

    La controverse a également débordé sur d’autres organisations engagées dans les droits humains, notamment la Ligue tunisienne des droits de l’homme et l’Institut arabe des droits de l’Homme.

    Plusieurs publications ont en outre comporté des propos xénophobes ou racistes, visant aussi bien les migrants que l’artiste lui-même, dans un climat marqué par une forte polarisation du débat migratoire en Tunisie.

    I.N.

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    Commentaire

    1. Citoyen_H

      Répondre
      27 avril 2026 | 17h51

      LÀ, IL VA FALLOIR ASSUMER, COMME UN GRAND, MON GARS

      Tu as voulu LA jouer au plus fin, en abusant de ta soi-disant « notoriété » et puis, finalement, avec le bien fondé de ton amateurisme, tu t’es enlisé, comme un bleu.

    Répondre

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