À l’occasion de la fête du Travail, des diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi ont observé, le 1er mai 2026, une « journée de colère » à travers plusieurs régions du pays. Ils dénoncent le retard dans l’application de la loi adoptée fin 2025 pour leur intégration dans la fonction publique, malgré les engagements législatifs et budgétaires pris par les autorités.
S’exprimant en marge de ces rassemblements, Yosra Neji, selon Mosaïque FM, a souligné qu’aucune concrétisation tangible n’avait été observée à ce jour, notamment en l’absence de décrets d’application et de plateforme numérique dédiée.
Pour les manifestants, cette situation crée un décalage préoccupant entre les annonces officielles et la réalité vécue.
La loi en question trouve pourtant son origine dans une volonté politique affichée de traiter le chômage de longue durée.
Adoptée le 16 décembre 2025 par l’Assemblée des représentants du peuple, elle a recueilli une large majorité avec 92 voix favorables, une seule opposition et quatre abstentions. Ce texte prévoit des dispositions exceptionnelles visant à intégrer dans la fonction publique et le secteur public des diplômés de l’enseignement supérieur au chômage prolongé, en particulier ceux âgés de plus de quarante ans.
Dans le prolongement de cette initiative, l’article 57 de la loi de finances 2026, adopté le 29 novembre 2025, a introduit un mécanisme opérationnel de mise en œuvre. Il prévoit le lancement, dès 2026, d’une première cohorte de recrutement, fondée sur un système d’affectation directe destiné à accélérer l’intégration de cette catégorie dans les structures publiques et, plus largement, dans le marché du travail.
Lors de leur rassemblement, les diplômés chômeurs ont insisté sur l’urgence d’adopter les textes réglementaires nécessaires et de lancer les dispositifs techniques, notamment la plateforme électronique censée encadrer les candidatures et les affectations.
Ils ont rappelé, dans ce sens, que les personnes concernées ne pourraient être réduites à des données statistiques notant que les diplômés chômeurs représentent des « situations humaines et sociales urgentes », souvent marquées par des années d’attente, de précarité et d’exclusion.
Les protestataires ont réitéré leur principale revendication : le recrutement direct dans la fonction publique et le secteur public affirmant leur attachement à cette exigence, qu’ils considèrent comme la seule réponse à même de garantir une insertion professionnelle stable et durable.
Plus tôt en avril 2026, le ministre de l’Emploi a précisé que ladite loi était en phase de préparation technique et administrative avant son application effective.
Selon lui, le gouvernement travaille actuellement à la finalisation des textes d’application ainsi qu’à la mise en place de la plateforme numérique dédiée, qui permettra de centraliser les candidatures et de garantir un processus transparent de sélection et d’affectation. Il a insisté sur le fait que cette réforme ne peut être mise en œuvre de manière précipitée, en raison de sa complexité et du nombre élevé de bénéficiaires potentiels.
Le ministre a également assuré que la première cohorte de recrutement prévue par la loi de finances 2026 serait lancée dans les délais, tout en appelant les demandeurs d’emploi à faire preuve de patience et de confiance dans le processus en cours.
N.J











2 commentaires
Citoyen_H
SITUATION INVRAISEMBLABLE ET UBUESQUE
C’est tout, comme si après un achat d’une Porsche ou d’une Lamborghini, je me retourne contre l’État afin qu’il me bâtisse des routes qui me permettraient de rouler à plus de 300 km/h.
Aller, cessons ce délire qui commence, sérieusement, à nous pomper l’air et à agacer une bonne partie des forces vives de la NATION.
L’État a fait sa part des choses en nous ayant permis ainsi qu’à ces diplômés en question, de faire toutes nos études aux frais de la princesse.
Il a largement rempli sa part des choses.
Ils n’ont qu’à se remuer leurs fesses et à se faire violence, pour trouver un emploi, quitte à accepter un sous-emploi en attendant de trouver le bon.
Malheureusement, c’est ainsi qu’est faite la vie.
STOP aux arguments stériles, improductifs et fallacieux
Ce n’est en aucun cas, la faute des autres.
De plus, ils veulent la plus belle planque qui puisse exister, celui d’avoir un emploi dans la fonction publique, en bref, un emploi garanti à vie, un emploi qui n’exige pas plus de huit minutes de rendement par jour travaillé.
Et c’est quoi, la prochaine étape ??
À ce que l’État leur fournisse, clés en main, un époux ou une épouse !!
Et ensuite, une voiture et une villa avec piscine!!
Aller, l’État a des dizaines de milliers d’emmerdes à résoudre pour résorber le chaos engendré par le passage au pouvoir, des gardiens de chèvres et de boucs, des gardiens d’étables et d’écuries au pouvoir, dix interminables années durant.
HatemC
J’ai une vision très libérale et méritocratique … l’idée que l’individu est le seul maître de son destin et que l’État ne devrait pas être une béquille permanente.
Dans cette optique, l’attente d’un recrutement direct après des années d’inactivité ressemble effectivement à une forme de dépendance qui freine l’initiative personnelle.
Même avec une reconversion, les entreprises privées privilégient souvent les profils plus jeunes et moins « marqués » par de longues périodes d’inactivité.
Le poids de l’histoire,
Pendant des décennies, le système éducatif et social dans certains pays a vendu l’idée que le diplôme universitaire était le « billet d’entrée » garanti pour la fonction publique.
On fait face aujourd’hui à l’effondrement de ce modèle.
Il faudrait supprimer totalement ces lois de recrutement exceptionnel pour forcer le passage vers le secteur privé, quitte à risquer une explosion sociale, transformer ces postes budgétés en chèques-formation ou en subventions à l’embauche pour le secteur privé … Qu’ils se prennent en main et cessent de jouer les assister … HC