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Des morts à bord d’un navire dans l’Atlantique : ce que l’on sait réellement sur le hantavirus

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    Sur les réseaux sociaux, une information a circulé affirmant que plusieurs personnes seraient décédées à bord d’un bateau de croisière à la suite d’une infection virale, certains messages évoquant même une « épidémie foudroyante » et un virus particulièrement dangereux. Face à l’émotion suscitée par ces publications, nous avons vérifié ces publications.

    Selon les informations rapportées par l’opérateur du navire MV Hondius, exploité par la compagnie Oceanwide Expeditions, une situation médicale grave a bien eu lieu à bord lors d’une croisière dans l’Atlantique. Trois passagers un couple néerlandais et un ressortissant allemand sont décédés, tandis qu’un citoyen britannique est actuellement hospitalisé en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud. Des cas de symptômes respiratoires aigus ont également été signalés chez deux membres d’équipage.

    Toutefois, il est important de préciser un point essentiel à ce stade, la cause exacte des décès n’a pas été formellement confirmée. L’entreprise a indiqué que des analyses étaient toujours en cours. Dans le cas du patient britannique, les autorités médicales ont confirmé une infection par le hantavirus, mais cela ne signifie pas automatiquement que l’ensemble des décès observés à bord sont liés à ce même agent pathogène.

    Le Organisation mondiale de la santé (OMS) a réagi en indiquant suivre la situation « avec urgence », tout en appelant à la prudence dans l’interprétation des faits. L’institution a rappelé que les hantavirus sont des infections rares, généralement transmises à l’humain par contact avec des rongeurs infectés, notamment via leurs urines, leurs excréments ou leur salive. Dans de très rares cas, une transmission interhumaine peut être suspectée, mais elle reste exceptionnelle et non établie comme mode de propagation principal.

    Sur le plan médical, les hantavirus peuvent provoquer des maladies graves, notamment des syndromes pulmonaires sévères ou des fièvres hémorragiques selon les régions du monde. Les autorités sanitaires, dont l’OMS et les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), rappellent toutefois que ces infections demeurent extrêmement rares et ne constituent pas un risque épidémique généralisé pour la population.

    Dans le cas du MV Hondius, les éléments disponibles montrent donc une situation complexe plusieurs décès inexpliqués à bord, un cas confirmé de hantavirus chez un patient britannique, mais aucune conclusion scientifique permettant d’attribuer l’ensemble des cas à ce virus. Les investigations médicales et épidémiologiques se poursuivent afin de déterminer l’origine exacte de l’incident.

    Le hantavirus c’est quoi ?

    Le hantavirus est un groupe de virus transmis principalement par certains rongeurs comme les souris ou les rats. Chez ces animaux, le virus ne provoque généralement pas de maladie, mais il peut être dangereux pour l’être humain. La contamination se fait surtout par inhalation de poussières contaminées par les urines, les excréments ou la salive de rongeurs, notamment lors du nettoyage de lieux fermés comme des greniers, des cabanes ou des garages. Plus rarement, il peut être transmis par morsure ou contact direct avec un animal infecté. Chez l’humain, le hantavirus peut provoquer des maladies parfois graves, avec des symptômes comme la fièvre, les douleurs musculaires, la fatigue et des maux de tête, pouvant évoluer dans certains cas vers des complications respiratoires ou rénales sévères. Il n’existe pas de transmission habituelle entre humains et les cas restent relativement rares, mais la maladie peut être sérieuse, voire mortelle dans certaines formes.

    Enfin, contrairement à certaines affirmations virales circulant en ligne, aucune autorité sanitaire n’a appelé à des restrictions de voyage généralisées. Les experts insistent sur un point central , le hantavirus n’est pas facilement transmissible entre humains et le risque pour le grand public reste très faible.

    R.A.

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