Les proches de l’activiste Mehrez Bouezza ont annoncé, mercredi 6 mai 2026, sa remise en liberté, mettant fin à une détention qui aura duré près d’une semaine.
Sur les réseaux sociaux, amis et soutiens ont rapidement exprimé leur soulagement, saluant cette libération tout en rappelant les circonstances de son arrestation, qui avait suscité une vague d’indignation. Plusieurs voix s’étaient en effet élevées ces derniers jours pour dénoncer une atteinte à la liberté d’expression et appeler à sa libération.
Pour l’heure, les avocats de Mehrez Bouezza n’ont communiqué aucun détail supplémentaire sur les suites judiciaires de l’affaire ni sur les raisons précises de sa remise en liberté.
Arrêté à la suite d’une convocation à laquelle il s’était présenté, l’activiste avait été placé en garde à vue le 30 avril 2026. Actif sur les réseaux sociaux, il s’était fait connaître par ses prises de position sur l’actualité politique, souvent empreintes d’ironie.
Son interpellation s’inscrivait dans un contexte marqué par une multiplication des poursuites visant des internautes et des activistes pour leurs publications en ligne. Plusieurs organisations et militants dénoncent régulièrement un durcissement du traitement des affaires liées à l’expression sur les réseaux sociaux, notamment dans le cadre du décret-loi 54, critiqué pour son caractère liberticide.
Si sa remise en liberté a été accueillie avec soulagement, elle ne dissipe pas pour autant les inquiétudes persistantes autour de l’état des libertés individuelles et de la liberté d’expression en Tunisie.
R.B.H










