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Le ministère de la Santé appelle à la vigilance face aux régimes alimentaires diffusés sur les réseaux sociaux 

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Par Nadya Jennene

    Face à la multiplication des régimes alimentaires diffusés sur les réseaux sociaux et suivis massivement par de nombreux internautes, le ministère de la Santé a publié, jeudi 7 mai 2026, un communiqué mettant en garde contre les risques liés à l’adoption de méthodes nutritionnelles non encadrées médicalement.

    Sans citer explicitement de nom, cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la large diffusion de programmes alimentaires promus en ligne par certains influenceurs et médecins étrangers, notamment le praticien égyptien Diaa El Awady, dont les régimes connaissent un important succès sur les plateformes sociales.

    Dans son communiqué, le ministère de la Santé a rappelé que l’alimentation saine et équilibrée constitue un pilier essentiel de la prévention contre de nombreuses maladies et du maintien d’un bon état de santé général. Toutefois, les autorités sanitaires ont souligné que les régimes alimentaires largement relayés sur internet, quelle que soit leur popularité ou leur mode de présentation, ne sauraient remplacer un suivi médical personnalisé ni les traitements prescrits par les professionnels de santé.

    Le ministère a appelé particulièrement les personnes atteintes de maladies chroniques — telles que le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, rénales ou digestives — à faire preuve d’une extrême prudence avant d’adopter des régimes restrictifs ou de modifier leur alimentation sans avis médical préalable.

    Les femmes enceintes, les personnes âgées, les enfants ainsi que les patients soumis à des traitements réguliers figurent également parmi les catégories invitées à éviter toute modification alimentaire brutale ou toute interruption de traitement sans consultation auprès d’un médecin ou d’un nutritionniste qualifié.

    Les autorités sanitaires ont insisté par ailleurs sur le fait qu’une perte de poids rapide, une amélioration passagère de l’état de santé ou la multiplication de témoignages personnels diffusés sur internet ne constituent en aucun cas une preuve scientifique de l’efficacité thérapeutique d’un régime alimentaire.

    Rappelant que chaque organisme possède des besoins spécifiques et que toute démarche nutritionnelle doit être adaptée à l’état de santé de chaque individu, en particulier pour les patients nécessitant un suivi médical rigoureux, le ministère de la Santé a exhorté les citoyens à s’informer exclusivement auprès de sources fiables et à consulter des professionnels de santé avant de prendre toute décision susceptible d’avoir un impact sur leur traitement ou leur sécurité sanitaire.

    Face à l’ampleur du phénomène, les autorités égyptiennes ont également renforcé leur dispositif de contrôle. Le Conseil suprême de régulation des médias a décidé d’interdire la publication, la diffusion et le partage de tout contenu audiovisuel ou écrit attribué au médecin défunt, après des alertes émises par le ministère égyptien de la Santé sur les risques que ces contenus pourraient représenter pour la santé publique.

    La décision impose également aux médias et aux plateformes numériques de ne plus republier les vidéos, interventions ou recommandations liées à ce régime alimentaire controversé.

    N.J

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